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5 ans de prison pour le beau-père tripoteur

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Le tribunal correctionnel de Papeete a condamné un homme à 5 ans de prison dont 3 années avec sursis mis à l’épreuve. Durant plusieurs années, il s’était livré régulièrement à des attouchements sur sa belle-fille. C’est grâce à un signalement du principal du collège où était scolarisée la jeune fille que l’affaire a été portée devant la justice.

Publié le 09/10/2019 à 9:43 - Mise à jour le 09/10/2019 à 9:58
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Le tribunal correctionnel de Papeete a condamné un homme à 5 ans de prison dont 3 années avec sursis mis à l’épreuve. Durant plusieurs années, il s’était livré régulièrement à des attouchements sur sa belle-fille. C’est grâce à un signalement du principal du collège où était scolarisée la jeune fille que l’affaire a été portée devant la justice.

En décembre 2014, une collégienne de 14 ans confie à une infirmière scolaire qu’elle a été victime d’attouchements. L’auteur n’est autre que le nouveau compagnon de sa mère. Durant son audition par les gendarmes, la jeune fille indique que les sévices ont débuté quand elle était en classe de sixième. Elle était alors âgée de 10 ans. Son beau-père lui caressait régulièrement les bras, les cuisses puis les parties génitales. Souvent lorsque sa mère n’était pas à la maison, le beau-père l’embrassait sur la bouche avec la langue avant de se frotter à elle. La jeune fille a indiqué aux gendarmes que lorsque sa mère demandait à son beau-père des bisous, il refusait.

“Je la considère comme ma fille “

Face aux juges, l’homme reconnait les faits, mais au fil de son audition, il tente de minimiser ses actes. Lorsque les juges lui demandent comment se sont déroulés les faits, il répond simplement que “c’est comme elle a dit”. L’homme est également poursuivi pour des actes de violence. En effet, courant octobre 2014, la jeune fille ne s’est pas présentée en cours. Convoquée, la mère dira simplement au CPE qu’ “elle ne voulait pas venir à l’école“. En réalité, la jeune fille avait été battue par son beau-père avec un bout de bois. Il dit l’avoir punie pour avoir écrit des grossièretés dans un de ses cahiers. Présente à l’audience, la jeune fille a apporté des précisions sur cet événement en disant que ce jour-là, son beau-père avait fouillé dans son sac d’école et y avait trouvé son journal intime. Elle y parle de son petit copain du collège. C’est cela qui aurait provoqué la colère de son beau-père. Interrogé par la procureure sur les raisons de sa violence, l’homme répond que “c’est pas bien d’écrire des grossièreté”. La procureure lui demande alors : “c’est bien alors de faire ce que vous avez fait à votre belle-fille de 14 ans” ? Aucune réponse du prévenu. Le juge lui demande alors comment il considère la victime. Le prévenu répond : “je la considère comme ma fille”.

Une jeune fille d’une très grande force

Après la dénonciation des faits et l’incarcération du beau-père, la jeune fille a été placée chez ses grands-parents. Elle a pu suivre une scolarité normale et a décroché son baccalauréat. Elle est aujourd’hui étudiante à l’université de la Polynésie. Selon l’avocate de la victime, la mère de la victime l’aurait délaissée pour soutenir son compagnon. Durant son incarcération, elle aurait demandé à sa fille de lui écrire des lettres dans lesquelles elle lui dit qu’il lui manque et qu’elle l’aime. La procureure qualifiera cela de manœuvre de la mère pour que la victime se rétracte. Durant ses réquisitions, la procureure a salué la force de caractère de la jeune fille qui, à seulement 14 ans, a eu le courage de dénoncer des faits immoraux perpétrés par celui qu’elle appelle papa depuis l’âge de 2 ans. Elle a requis 5 ans de prison dont 3 ans avec sursis, mise à l’épreuve durant 2 ans. Il a obligation de se soigner (en psychiatrie, NDLR). Il a interdiction d’entrer en contact avec la victime. Il devra payer 1,5 million de Fcfp de dommage et intérêt à la victime. La procureure a également demandé un mandat de dépôt. Des réquisitions suivies par la cour. L’homme a été conduit directement à Nuutania.

Des séjours thérapeutiques pour jeunes en difficulté

Depuis trois ans, le nombre de délits commis par des mineurs au fenua est en baisse. Afin de lutter contre la récidive, les adolescents sont pris en charge par la direction territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse. Celle-ci agit sur trois leviers : la famille, l’insertion et la santé. Sur ce dernier volet, trois séjours thérapeutiques ont été organisés cette année. Le dernier vient de se terminer à la Presqu’île.

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