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Xterra à Moorea : 1300 inscrits, une « énorme surprise » pour les organisateurs

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Plus de 1300 compétiteurs participeront au XTerra 2021 à Moorea ce week-end. Jérôme Chapelier, membre du comité organisateur, et Arthur Serrières, vice-champion du monde XTerra, étaient les invités de notre journal :

Publié le 20/05/2021 à 14:49 - Mise à jour le 20/05/2021 à 15:35
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Plus de 1300 compétiteurs participeront au XTerra 2021 à Moorea ce week-end. Jérôme Chapelier, membre du comité organisateur, et Arthur Serrières, vice-champion du monde XTerra, étaient les invités de notre journal :

Arthur, vos premières impressions sur cette course… On imagine que vous êtes impatient de prendre la ligne de départ, surtout dans un paysage tel que celui de Moorea ?
« Oui j’étais venu il y a deux ans et là je suis vraiment content de revenir. Ce sont des paysages grandioses. En plus de ça, on est contents de reprendre des compétitions à l’international. C’est à l’arrêt quasiment depuis deux ans. On a eu le droit à très peu de courses et donc, le XTerra Tahiti ça marque un peu la reprise internationale. »

Jérôme Chapelier, il y a donc cette année plus de 1000 athlètes inscrits. C’est un record de participation il me semble… Vous vous y attendiez alors que les frontières sont encore partiellement fermées ?
« On ne s’y attendait pas du tout. Ça a été une énorme surprise pour nous. 1000 participants en 2019, 2020 une année blanche. Et 2021 on a décidé de rouvrir ces inscriptions, de discuter avec les autorités pour essayer de tenir enfin cette course que beaucoup attendaient. Et on a eu une énorme surprise avec 1300 inscrits donc il a fallut faire quelques ajustements logistiques puisqu’on n’avait pas tablé sur autant d’inscrits mais on est très très très contents de ce taux de participation. »

…Et beaucoup de femmes également. Qu’est-ce qui explique selon vous cet engouement des Polynésiens ?
« Depuis plusieurs années on constate que la répartition hommes-femmes augmente pour la gent féminine. Et on voit de plus en plus de femmes sur les VTT, dans les épreuves de trail, on est très contents. »

C’est ce côté sport nature qui attire surtout…
« Certainement oui. Et aussi beaucoup de femmes qui accompagnent leurs maris maintenant ou qui ont pris goût à faire du sport en famille. »

C’est donc une nouvelle édition très attendue. Quels sont les parcours prévus ?
« La samedi va être consacré au triathlon. Il y aura deux formats de course : un format long et un format un petit peu plus court pour que les gens puissent découvrir aussi le triathlon. Encore un record cette année, c’est qu’on a plus de 140 non licenciés. Ça veut dire que c’est des gens qui vont certainement faire leur premier triathlon, donc c’est énorme. On est très contents parce que ces gens vont peut-être accrocher et prendre une licence dans les différents clubs de triathlon du fenua. Et le dimanche sera consacré au trail. Donc il y a trois courses de trail. Il y a un format en relais où les 42 km sont effectués à deux relayeurs. Il y a un format 42 km mais en individuel. Et on a un plus petit format mais qui va nécessiter quand même beaucoup d’efforts et qui va être très exigeant, c’est un 15km qui partira du quai des ferries de Vaiare et pour une arrivée sur la plage de Tahiamanu. »

Arthur Serrières, le sport out door c’est une passion chez vous depuis que vous êtes tout petit. Quel a été votre parcours ?
« Je viens du VTT à la base et oui j’ai toujours eu ce plaisir à pouvoir effectuer des efforts dans la nature. J’adore me balader, j’adore tout ce qui est nature. J’aime bien aussi toutes ces disciplines d’endurance où on est un peu en confrontation avec soi-même. Les deux se mélangent et puis ici c’est vraiment un cadre idéal pour pouvoir faire ça. »

Comment est-ce qu’on parvient à devenir vice-champion du monde ? On imagine que c’est beaucoup de sacrifices
« C’est beaucoup de sacrifices mais je ne pense pas qu’on puisse le dire comme ça. À la base c’est quand même vraiment une passion et c’est comme un métier, il y a des bons moments et des mauvais moments. Moi tout ce que j’ai fait je l’ai fait par plaisir donc j’incite tous les gens qui veulent un jour essayer de faire du haut-niveau, déjà à se licencier et à pratiquer et ça vient tout seul. »

La prochaine étape pour vous c’est d’être champion du monde ?
« On espère cette année. Si je viens ici c’est aussi pour ça. Parce que les championnats du monde ont lieu à Hawaii donc c’est un décalage horaire similaire avec la France, des conditions de température similaires donc ça permet un peu de faire une petite répétition au niveau de l’entraînement, de l’acclimatation. Et travailler un petit peu en amont. »

Pour finir, un mot sur ce que vous pourriez souhaiter de mieux pour cette XTerra 2021 après une année blanche ?
« On a beaucoup discuté avec les autorités sur les mesures sanitaires pour pouvoir réaliser cette course donc on en appelle un peu à la responsabilité individuelle de chaque athlète et à la responsabilité collective pour que ça se passe vraiment bien. On a diffusé les mesures sanitaires qu’on attendait donc on appelle à la responsabilité de chaque athlète pour que ça se passe vraiment bien et qu’on puisse continuer sur le fenua à organiser des compétitions. »

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