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Turama : la chasse sous-marine en toute sécurité

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Rahiti Buchin, vice-président de la fédération tahitienne des sports subaquatiques, était l'invité de notre rubrique Turama afin de nous parler de la chasse sous-marine, une pratique courante et anodine, mais qui requiert des règles de sécurité optimales.

Publié le 29/10/2019 à 13:38 - Mise à jour le 29/10/2019 à 13:57
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Rahiti Buchin, vice-président de la fédération tahitienne des sports subaquatiques, était l'invité de notre rubrique Turama afin de nous parler de la chasse sous-marine, une pratique courante et anodine, mais qui requiert des règles de sécurité optimales.

Tout d’abord, quelles sont les premiers réflexes à avoir avant une sortie en mer ?
“Déjà, c’est de prendre en compte la météo, et surtout soi-même, d’être en forme. On présente toujours la chasse sous-marine comme un sport. Cela peut être un loisir, mais c’est avant tout un sport, parce qu’on va devoir nager, il y a du courant, on va plonger… Il faut prévenir ses proches sur le lieu où on va se rendre pour pêcher, et avoir bien en tête qu’on a une famille qui nous attend à la maison. Et en principe, si on pense à sa famille, on a les bons gestes pour éviter tout type d’accident.”

Il est toujours recommandé de chasser à deux. L’idée, c’est de toujours garder un œil sur l’autre pour éviter les accidents ?
“Oui, il ne s’agit vraiment de se surveiller mutuellement, et pêcher à deux de manière efficace. Beaucoup d’accidents ont eu lieu quand ils étaient 2 voire 4 pêcheurs ensemble, mais ils pêchaient chacun de leur côté. (…) On sait aussi que de plus en plus de pêcheurs pêchent seuls parce qu’ils en vivent et ne peuvent pas attendre à chaque fois que quelqu’un soit disponible, et ils doivent aller à la pêche. Dans nos formations que nous dispensons au sein de la fédération, c’est justement de voir avec eux quel type de pêche et quelles précautions supplémentaires on doit prendre quand on pêche tout seul.”

Les chasseurs sont souvent victimes de syncope. Quels sont les signes annonciateurs ?
“Il y a les signes sur soi-même. Quand on pêche à deux par exemple, si on observe bien son partenaire de pêche, il y a beaucoup de signes qui vont nous avertir que notre camarade de pêche peut faire un syncope : une nage désordonnée, une rapide remontée vers l’eau, et surtout le temps d’apnée. On connait le partenaire de pêche et on sait à peu près comment il se situe au niveau de ses apnées.”

Quelle est la profondeur raisonnable pour un pêcheur sous-marin ?
“C’est souvent un peu le problème : c’est qu’on associe la pêche sous-marine à la profondeur, alors que notre objectif en pêche sous-marine c’est de faire du poisson. On a la chance ici d’avoir du récif. Et comme un peu partout, comme en Méditerranée ou en Atlantique ou dans les autres mers, on peut faire du très beau poisson dans très peu d’eau. Donc déjà, dans un premier temps, il faut dissocier un peu toujours la pêche sous-marine de la profondeur. Notre objectif, c’est de ramener du poisson à notre famille, et rentrer sain et sauf à la maison.”

Il y a eu plusieurs décès malheureusement cette année de pêcheurs sous-marins. Quelles en étaient les causes en général, et finalement, quelles règles n’ont pas été respectées ?
“Tous les ans, on a à peu près 3-4 décès en chasse sous-marine. Quand on analyse un peu ce qui s’est passé, on se rend compte que le profil est très hétéroclite. On a des jeunes, on a aussi des personnes de 30, 40, 50 ans, et qui ont déjà parfois 20 ans de pêche. Il y a eu plusieurs causes. Parfois c’était l’envie de performance, parfois c’était une mauvaise préparation physique, parfois c’était de la malchance aussi, parfois ils surestimaient leurs capacités physiques avec des pêches trop profondes…”

Les chasseurs sous-marins seront au rendez-vous ce week-end pour la 15ème édition des Tefana Water Days. L’événement s’est transformé au fil du temps en une action environnementale.
“Exactement. (…) C’est notre façon à nous de rendre à la mer ce qu’elle nous donne. Une fois par an, on se donne rendez-vous ensemble officiellement, ainsi qu’à tous les amoureux de la mer. Depuis qu’on met en place ces actions, c’est plus de 100 tonnes de déchets que nous avons retiré de la mer avec les bénévoles, avec la team Tefana. L’année dernière, c’était 4 tonnes, les années passées, 6 tonnes. C’est énorme. Cette année, on a décidé de changer un peu la formule, et on va organiser le premier concours de ramassage de déchets. Donc on donne rendez-vous à la population samedi à partir de 8 heures à Vaitupa.”

LE PROGRAMME DES TEFANA WATER DAYS :
Samedi 2 novembre 2019
Site de Motu ‘Ovini : tata’ura’a ‘ohi pehu
8 heures : convocation
8 heures30 : discours d’ouverture + prière + briefing
8 heures45 : départ sur les zones de nettoyage
11 heures : fin de première journée / casse-croûte

LE CONCOURS :
Les équipes mixtes (plongeurs et personnes à terre) auront 2 heures pour ramasser un maximum de déchets.
Pour y participer, rendez-vous à 8 heures au grand chapiteau de Vaitupa (au bord de mer).
Pour ceux qui veulent plonger et qui n’ont pas de matériel de plongée, l’association pourra vous en procurer.
Des bateaux vous achemineront sur les zones vous achemineront sur les zones à nettoyer et assureront votre sécurité.
Des gants et des sacs de poubelle seront mis à votre disposition ainsi que des boissons et des casse-croûtes.
Des lots (billets d’avion etc.) récompenseront les trois premières équipes .

Des séjours thérapeutiques pour jeunes en difficulté

Depuis trois ans, le nombre de délits commis par des mineurs au fenua est en baisse. Afin de lutter contre la récidive, les adolescents sont pris en charge par la direction territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse. Celle-ci agit sur trois leviers : la famille, l’insertion et la santé. Sur ce dernier volet, trois séjours thérapeutiques ont été organisés cette année. Le dernier vient de se terminer à la Presqu’île.

Hawaiki Nui Va’a : les nouveautés de la 28ème édition

La 28ème édition de la Hawaiki Nui Va'a débutera mercredi 30 octobre à Huahine. Près de 150 équipages se sont engagés pour cette course mythique du va’a ono. Et comme chaque année, le comité organisateur de cette course tente d’améliorer l’événement.

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