jeudi 29 octobre 2020
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Sport : le durcissement des restrictions suscite des interrogations

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Outre les restrictions concernant les rassemblements, c’est aussi le monde du sport qui est visé par le durcissement des mesures pour limiter la propagation de la covid-19. Désormais, le nombre d’utilisateurs est réduit à 50% et 4m2 doivent être observé pour chaque participant. Mais ce sont surtout les compétitions qui doivent maintenant se jouer à huis clos qui interpelle.

Publié le 17/10/2020 à 14:44 - Mise à jour le 19/10/2020 à 12:34
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Outre les restrictions concernant les rassemblements, c’est aussi le monde du sport qui est visé par le durcissement des mesures pour limiter la propagation de la covid-19. Désormais, le nombre d’utilisateurs est réduit à 50% et 4m2 doivent être observé pour chaque participant. Mais ce sont surtout les compétitions qui doivent maintenant se jouer à huis clos qui interpelle.

Dans les cinémas ou encore les salles de spectacles, bien que masqués, les spectateurs ont le droit de se rassembler et de jouir d’une activité ! Elles n’ont pas été soumises à de nouvelles restrictions alors pourquoi priverait-on les passionnés de sport d’admirer des compétitions ? C’est ce que reproche Louis Provost, le président du comité olympique de Polynésie (COPF) après les annonces du haut-commissaire :

« Que font les parents qui amènent leurs gosses, des mineurs, dans un match de basket par exemple ? Ils les déposent à l’entrée et vont dans leur voiture attendre la fin du match ? Ils vont au cinéma ? Parce qu’on peut aller au cinéma mais pas assister à un spectacle de sport ! On est dans le ridicule ! »

« on peut aller au cinéma mais pas assister à un spectacle de sport ! On est dans le ridicule »

Louis Provost, président du COPF

Des compétitions désormais à huis clos mais aussi le respect d’un espace de 4m2 à observer pour chaque participant et une réduction du nombre d’utilisateurs à 50% : « Les 4m2 concernent les phases d’entraînement au sein des structures fermées (…) On est déjà à 50%. Ça ne changera pas grand-chose parce qu’il faut savoir que les clubs de judo, de karaté, ont perdu un nombre de licenciés important parce que les gens ont peur. On est déjà, de fait, par la peur, la capacité y est déjà. »

Selon Louis Provost, les mesures prises avaient déjà été préconisées par les fédérations sportives qui ont établis pour chaque discipline un protocole sanitaire. Mais au-delà de ces mesures, c’est aussi toute l’économie du sport polynésien qui est en jeu :

« Le monde sportif a déjà anticipé la situation que nous vivons actuellement par un protocole qui a été validé par la veille sanitaire puisque nous avons opéré ce protocole avec le docteur Cojan de l’ARAS. Et donc il a été présenté le 4 septembre au soir lors d’une réunion d’information à l’ensemble des fédérations avec des protocoles qui s’affirment tant pour les sports individuels que les sports collectifs, que les entraînements et les compétitions. Moi ce qui me dérange aujourd’hui c’est que le système de liberté et d’égalité n’y est pas. Aujourd’hui on dit au mouvement sportif « ok je valide vos trucs alors faites attention, soyez responsables ». Mais on a toujours été responsables. (…) Ensuite on s’aperçoit qu’on nous impose le huis clos. On n’est pas au tribunal. Comment vous faites pour avoir des recettes qui vous permette de fonctionner ? Le problème est réel aujourd’hui. Les fédérations, les clubs sont dans la mouise. Ils attendent avec impatience le versement des subventions (…) Dès lors où vous imposez quelque chose à quelqu’un, vous devez avoir la mesure compensatoire. (…) Le sport fait partie de la sphère économique. Il ne faut pas l’oublier.« 

Le comité olympique de Polynésie fait appel aux pouvoirs publics pour se réunir autour d’une table afin que le monde du sport survive à la crise.

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