dimanche 1 août 2021
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MMA – Bertrand Amoussou : “l’esprit guerrier (…) c’est quelque chose de naturel” en Polynésie

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La fédération polynésienne lance ses premières formations d’arbitrage et de coaching pour mieux encadrer la pratique au fenua. La première partie des stages, s’est déroulée cette semaine à Huahine. Une deuxième session est prévue demain à Mahina. Les formations sont conduites par Ahmed Korchi, arbitre international de MMA et Bertrand Amoussou, directeur la commission française de l’IMMAF et surtout pionnier du MMA en France. Il était l'invité de notre journal :

Publié le 12/12/2020 à 11:20 - Mise à jour le 14/12/2020 à 10:01
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La fédération polynésienne lance ses premières formations d’arbitrage et de coaching pour mieux encadrer la pratique au fenua. La première partie des stages, s’est déroulée cette semaine à Huahine. Une deuxième session est prévue demain à Mahina. Les formations sont conduites par Ahmed Korchi, arbitre international de MMA et Bertrand Amoussou, directeur la commission française de l’IMMAF et surtout pionnier du MMA en France. Il était l'invité de notre journal :

TNTV : C’est votre deuxième séjour sur le territoire. Comment s’est déroulée cette formation à Huahine ?
Bertrand Amoussou : “Ça a été organisé par le président Hiro Lemaire. C’est son île. Je crois qu’il y a 8 clubs sur Huahine qui ont pris part à cette formation. Il y avait 17 athlètes, 17 futurs coachs. L’idée pour ces personnes là c’était de venir valider une formation de la fédération internationale. On a trois niveaux de formation, c’était le premier niveau. On parlait surtout de pédagogie, de la façon d’enseigner le MMA à tous les publics. Le MMA est plutôt connu par la compétition, et là c’est plutôt l’aspect éducatif qu’on vient donner aux futurs coachs pour qu’ils puissent entraîner le MMA à partir de 6 ans jusqu’à beaucoup plus.”

La Fédération locale s’est affiliée l’an dernier avec l’IMMAF. Vous avez comme projet de travailler de concert pour développer le MMA dans le Pacifique. Quels sont vos prochains projets sur le plan international ?
“Aujourd’hui on est comme tout le monde, dépendants de cette situation sanitaire et de cette covid-19 qui nous empêche d’avoir des événements. On a aujourd’hui, ce matin fait notre cérémonie de récompense. Alors qu’on fait d’habitude dans une grande salle, que c’est une grande fête avec tout le monde de présent, là on l’a fait par visio-conférence. Donc ça s’est quand même fait. Et on espère pouvoir rouvrir les compétitions internationales à partir du mois de juin 2021 mais comme moi vous savez qu’on dépend de cette situation sanitaire.”

Lors de votre premier séjour en Polynésie, le MMA n’était pas encore légalisé en France, ni en Polynésie d’ailleurs. Aujourd’hui la discipline est enfin reconnue. Comment avez-vous vécu ce moment et comment le MMA a évolué en France depuis sa légalisation ?
“Du côté national c’est vrai que ça a été vécu comme une délivrance. Moi, je suis sur ce dossier depuis 2004. Vous imaginez ? 16 ans de bataille administrative et je crois que j’ai rencontré 11 ministres pendant tout ce parcours. Donc oui ça a été long, fastidieux. Il fallait faire reconnaître cette discipline. Ce n’était pas évident parce que lorsqu’on parle d’un sport de combat, les gens qui ne connaissent pas, de loin, ont l’impression d’un sport qui peut être violent alors que finalement, en se rapprochant de ce sport, on se rend compte que ça peut être justement un vecteur social et également une vraie discipline sportive et qui peut être enseignée comme n’importe quel autre sport de combat et comme n’importe quel autre art martial.”

Est-ce que la Polynésie serait un vivier de “MMistes” ?
“Vous êtes un peuple fort avec une histoire chargée. Je sens une terre qui a des racines très très solides, et l’esprit guerrier dont on a besoin lorsqu’on va faire un combat c’est quelque chose de naturel chez vous. Et je pense à une personne, Henri Burns, qui est un champion d’ici et qui voyage à l’international pour se former et je pense qu’il peut être un bon exemple à suivre pour les jeunes qui veulent demain faire des compétitions internationales.”

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