jeudi 3 décembre 2020
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L’équitation surmonte les obstacles de distanciation

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Depuis l'allègement du confinement, certaines activités de plein air ont pu reprendre comme l'équitation, avec de nouvelles mesures de sécurité.

Publié le 09/05/2020 à 10:23 - Mise à jour le 09/05/2020 à 17:47
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Depuis l'allègement du confinement, certaines activités de plein air ont pu reprendre comme l'équitation, avec de nouvelles mesures de sécurité.

TNTV : Qu’est-ce qui a changé pour vous, dans les cours d’équitation ?
Antonin Mianné, conseiller technique de la Fédération polynésienne d’équitation : « On fait beaucoup plus attention aux gestes barrières qu’avant le confinement. On est astreint à certaines règles pour que tout se passe bien et on veut être un exemple. Du coup, on a mis beaucoup de règles en place, comme le lavage des mains à l’entrée de chaque club équestre. On a diminué nos cours, ils ne font plus que 45 minutes au lieu d’une heure, pour éviter le croisement entre les cavaliers dans l’enceinte de la structure. On a aussi diminué la capacité des cours : on est à moins de 7 maintenant »


Et concernant le problème d’échange de matériels ?
« Alors, les propriétaires ont leur propre matériel. Et pour les chevaux de club, dans le quart d’heure qu’on s’est laissé, on désinfecte les rênes, le matériel… pour nous permettre de travailler dans de bonnes conditions. »

Les sports collectifs comme le horse-ball restent interdits ?
« Oui, le horse-ball reste interdit, donc on travaille autrement. On respecte la règle, on ne fait que le travail individuel pour le moment. »

La difficulté des clubs, c’est aussi que vous avez des charges qui sont permanentes dans l’équitation…
« C’est vrai que notre sport a cette particularité. On travaille avec des êtres vivants, et il a fallu continuer à nourrir ces chevaux, il a fallu continuer à les entretenir, à payer les palefreniers, pour le bien-être des chevaux. Nos charges sont restées très importantes, et idem pendant le confinement, alors que les rentrées étaient nulles. Il devenait vraiment très urgent pour les structures équestres de redémarrer, malgré le superbe accompagnement qu’on a eu de la part du ministère, de la DJS et du COPF, je dois avouer que c’est un grand bol d’air qui arrive sur nos structures, de pouvoir rouvrir. »

Combien de licenciés avez-vous ? Et quels sont vos résultats sur le plan national ?
« La fédération compte à peu près 500 licenciés répartis sur 4 clubs dont deux gros sur Pirae, un sur la Presqu’île et un sur Raiatea. Et on a plus de 200 pratiquants en compétition. Cela fait quatre ans d’affilée qu’on est champions de France dans notre catégorie, et du coup, on est assez fiers de ça. »

Il y a des projets sur l’hippodrome de complexes sportifs. Comment voyez-vous ça ?
« C’est vrai que l’on en entend souvent parler. Je pense que l’activité équestre, en général, génère beaucoup d’enthousiasme et je suis persuadé qu’il y a une solution à trouver pour que tout le monde puisse vivre sur cet hippodrome et qu’on arrive à le partager correctement et que tout le monde soit satisfait. »

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