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Le bras de fer est de retour après 10 ans d’absence

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C’est le grand retour des tournois de bras de fer en Polynésie. Le deuxième de l’année s’est tenu samedi matin dans la salle omnisports de Piafau, à Faa’a. Une dizaine de compétiteurs se sont affrontés. Les organisateurs espèrent désormais pérenniser ces compétitions, comme l'explique David Proia, le président de l'association Wrestling Tahiti, invité sur notre plateau.

Publié le 04/08/2019 à 10:35 - Mise à jour le 04/08/2019 à 17:35
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C’est le grand retour des tournois de bras de fer en Polynésie. Le deuxième de l’année s’est tenu samedi matin dans la salle omnisports de Piafau, à Faa’a. Une dizaine de compétiteurs se sont affrontés. Les organisateurs espèrent désormais pérenniser ces compétitions, comme l'explique David Proia, le président de l'association Wrestling Tahiti, invité sur notre plateau.

Il avait disparu du paysage sportif du fenua, mais le bras de fer refait surface aujourd’hui. Samedi à Faa’a, lors du deuxième tournoi organisé par l’association Wrestling Tahiti, on comptait quatre catégories de poids hommes et femmes.

Alors qu’il entame son deuxième combat, Vaihau Bottari est pris de vitesse. La victoire lui échappe donc. Qu’à cela ne tienne, ce passionné de CrossFit était venu s’essayer au bras de fer pour le plaisir mais aussi pour soutenir cette initiative.

« Mon objectif était de participer et d’attirer plus de personnes à pratiquer cette discipline qui a été oubliée un peu, a-t-il confié. Ça serait bien de la remettre en place, de remettre du combat entre nos athlètes locaux. »

Chez les femmes, seules deux athlètes se sont inscrites dans la catégorie des moins de 60 kilos. Démicia Teiho n’avait pas prévu de participer. Cette cuisinière de métier en tremblait encore après sa victoire.

Mais l’affrontement le plus attendu était celui de la catégorie des plus de 100 kilos. Dans ce groupe, l’homme à battre était sans conteste le plus fort de Polynésie, Ratia Eriatara, plus connu sous le nom de Géant.

Le dernier grand tournoi de bras de fer organisé à Tahiti remonte à 2009. Dix ans plus tard, le comité entend pérenniser ce rendez-vous et inscrire ce sport dans une fédération locale pour pouvoir le développer et à terme, envoyer des athlètes dans des compétitions nationales et internationales, comme est venu l’expliquer sur notre plateau David Proia, le président du club Wrestling Tahiti.

David Proia. (crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

David Proia : « On est sur de l’insertion sociale à travers une pratique qui se veut à la fois sportive et culturelle »

Le bras de fer est-il une discipline sportive à part entière ?
« C’est une discipline à part entière, après il faut qu’elle puisse gagner en reconnaissance. Donc on est sur une dynamique de relance, en enchaînant les tournois. L’idée est de multiplier les tournois pour aller chercher une fédération qui puisse l’héberger. »

Cela fait combien de temps que le tournoi a démarré ?
« Sous l’initiative de Guy Loussan, le président de Papeete Centre-ville, une rencontre a été initiée pour la fête des pères et ça a été un véritable succès. Par la suite on a été appelés par la commune de Teva i Uta pour Mataiea pour une journée de tournoi. Et on a enchaîné avec celui à Faa’a ce samedi. C’était la deuxième journée de tournoi, la prochaine est prévue le 28 septembre à Pamatai, sur Faa’a. L’idée est d’aller assez vite. On est déjà en lien avec la Fédération française de bras de fer qui est rattachée à la Fédération française de force. C’est devenu une discipline associée. Une commission sportive a été menée et on m’a demandé d’intégrer la commission sportive nationale pour rejoindre les ferristes de France. Donc ça peut aller très vite pour permettre aux Polynésiens d’aller se frotter aux ferristes de métropole. »

Mais avant il faudra monter une fédération locale. Quand pourrait-elle se monter ?
« Oui, avant que ces choses ne se fassent, il faudrait rejoindre une fédération et je pense que la plus souhaitable est la Fédération de force. Mais on attend que le remaniement fédéral se fasse pour ensuite viser la fédération qui sera le plus assujetti à accueillir l’activité bras de fer. »

En Polynésie, le bras de fer attire-t-il des pratiquants ?
« Le bras de fer attire de multiples pratiquants issus de toutes disciplines. Ça peut être un rugbyman, un gars issu du CrossFit, ça peut être une personne qui pratique la lutte depuis des années… L’avantage c’est d’être contre l’exclusion. Par exemple, le 3e en plus de 100 kg cette année est un gabarit de pas moins de 200 kg, donc en même temps c’est lui faire une place sur une activité qui peut l’accueillir. Donc on est sur de l’insertion sociale à travers une pratique qui se veut à la fois sportive et culturelle. »

Au bras de fer, seule la force compte ou faut-il de la technique également ?
« Il faut énormément de force, on ne va pas se cacher. C’est une activité de force, mais qui demande aussi une technicité importante. Il y a plusieurs formes de techniques, en bras ouvert, en bras fermé. L’idée est d’être au taquet dès le démarrage pour finalement surprendre l’adversaire avec beaucoup d’envie. Mais surtout, c’est une pratique qui est chargée d’humilité, c’est s’incliner devant une personne qui peut être plus forte, et ça c’est très positif. »

C’est une pratique durant laquelle on peut aussi se blesser…
« Bien entendu, on n’est pas à l’abri d’une blessure. On recommande aux athlètes, avant la compétition, de s’échauffer à bon escient pour éviter tout risque d’accident. A noter que là, du fait qu’on soit sur des tournois, on leur demande de bien s’échauffer, puisque en amont de l’inscription, ils ont à signer une décharge puisqu’on n’est pas encore sous l’égide d’une fédération. L’idée n’est pas de la faire à l’envers, mais de veiller à la sécurité de l’athlète pour justement que l’athlète puisse prendre plaisir avant tout. »


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