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L’addiction au sport, ça existe !

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Être accro au sport, c’est possible et cela porte même un nom : la bigorexie. Encore peu connue au fenua, cette addiction touche surtout les sportifs de haut niveau. Mais elle peut aussi toucher les amateurs. Quelles sont les causes de cette addiction ? Quels-en sont les risques ?

Publié le 15/05/2021 à 17:42 - Mise à jour le 15/05/2021 à 17:43
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Être accro au sport, c’est possible et cela porte même un nom : la bigorexie. Encore peu connue au fenua, cette addiction touche surtout les sportifs de haut niveau. Mais elle peut aussi toucher les amateurs. Quelles sont les causes de cette addiction ? Quels-en sont les risques ?

Six heures de sport par jour en semaine, deux heures en week-end. L’entrainement que s’impose Raihere Dudes est rude et intensif. Comme de nombreux sportifs de haut-niveau, le combattant professionnel de MMA est addict au sport. « Ils ont besoin de repousser tout le temps un peu leurs limites parce que le sport à haute intensité va créer une libération d’hormones qui va provoquer un certain bien-être, un certain plaisir donc tu as beaucoup d’athlètes qui vont rechercher tout le temps un petit peu cette sensation là. Et après il y a la notion psychologique du sport. Par exemple Raihere va avoir du mal quelques fois à accepter le repos parce qu’il faut tout le temps qu’ils s’entraînent parce qu’ils ont peur de ne pas être prêts », explique Julien Beaussier, chiropracteur.

Cette forme d’addiction comportementale, aussi appelée bigorexie, n’est pas sans risque. Le champion de MMA en a déjà fait les frais : « Je n’ai même pas de phase de repos. Je ne peux pas. Quand on me dit prend un mois arrête toi… C’est souvent les blessures, les douleurs qui me ramènent au fait que je m’entraîne peut-être un peu trop oui. »

Tendinites, déchirures musculaires, ou encore fractures de fatigue, le surentraînement peut provoquer diverses blessures physiques. Mais il peut aussi impacter lourdement le quotidien du sportif et de son entourage selon Julien Beaussier. « Tu as l’aspect psychologique qui fait que ce sont des gens qui sont tout le temps en demande et en effort, que ils vont se couper un peu du monde. Donc la vie familiale elle peut en pâtir. Ils peuvent être fatigués et dormir au travail, et puis il y a cet aspect de n’être jamais satisfait. »

Au fenua, une prise en charge gratuite est offerte aux personnes dans cette situation, notamment pour les sportifs en fin de carrière, les plus à même de développer d’autres addictions. « Les sportifs de haut niveau parfois arrêtent leur activité sportive, et du coup se retrouvent avec un manque et vont le combler parfois par la prise d’autres substances c’est-à-dire parfois l’alcool le tabac, le paka. », explique « 

Selon l’OMS, au-delà de 10 heures de sport hebdomadaire, le risque de devenir bigorexique est accentué.  Pour les adultes, l’organisation recommande de pratiquer au moins 150 minutes d’activité physique modérée par semaine.

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