mardi 16 août 2022
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La Polynésie accueillera bien les épreuves de surf de Paris 2024

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Après avoir hésité compte tenu de la situation économique, le Pays confirme son souhait d’accueillir les épreuves de surf des JO sur la vague de Teahupoo, selon le ministre des Sports Naea Bennett.

Publié le 02/08/2022 à 9:53 - Mise à jour le 07/08/2022 à 11:03
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Après avoir hésité compte tenu de la situation économique, le Pays confirme son souhait d’accueillir les épreuves de surf des JO sur la vague de Teahupoo, selon le ministre des Sports Naea Bennett.

“On s’est vus le week-end dernier avec le président Fritch pour se demander si on y allait vraiment, parce que les conventions ne sont pas encore signées. Mais c’est décidé, on va les faire, ces Jeux” a déclaré le ministre des Sports.

Selon lui, les conventions seront signées en présence de Tony Estanguet. Le président de Paris-2024 est attendu à Tahiti pendant la Outerknown Tahiti Pro, avant-dernière étape du circuit mondial de surf, du 11 au 21 août. Une étape du circuit mondial féminin sera également disputée, pour la première fois depuis 2006.

Oui à la marina, non au pont

“On s’est posé la question de l’opportunité d’investissements importants pendant la crise qu’on traverse, mais finalement, ces aménagements, on les aurait faits quand même”, a précisé Naea Bennett.

La marina de Teahupoo sera ainsi remise à neuf. En revanche, certains aménagements sont refusés par une partie des riverains.

Une zone de vie sera installée après la rivière, qui n’est équipée que d’une passerelle piétonne. “Les riverains n’étaient pas d’accord pour construire un pont, donc on ne va pas le faire, s’ils ne le veulent pas : on peut traverser la rivière avec un 4×4, on va continuer comme ça”, a indiqué Naea Bennett.

Les associations favorables… sous conditions

Les associations de protection de l’environnement, elles, restent réservées. “Oui aux JO, avec zéro impact” lance Cindy Otcenasek, présidente de l’association Vai Ara o Teahupoo, qui déplore un manque de communication : “On n’a rien de concret depuis deux ans, donc difficile de se prononcer, il faut qu’ils présentent le projet”.

« Je trouve que les JO, c’est très bien mais qu’il ne faut pas tout chambouler » avertit Annick Paofai, qui préside l’Association de défense du Fenua Aihere. « Par exemple, il ne faut pas modifier le lit de la rivière : il y a des petites vagues à cet endroit, c’est bien pour les petites compétitions, on ne veut pas changer ça ».

Les associations pensent avoir été entendues : elles espèrent que le littoral ne sera pas modifié, qu’il n’y aura pas de draguage dans le lagon et qu’aucune patate de corail ne sera déplacée.

Comment éviter les embouteillages ?

Faute de pouvoir construire les logements des compétiteurs sur place, le gouvernement compte rénover l’hôtel de Puunui, situé à 13km, mais la durée du chantier n’est pas encore connue. “Si ce n’est pas prêt, on a une autre option : un bateau de croisière comme le Paul Gauguin ou l’Aranui”, explique le ministre des Sports. Les compétiteurs devront tous être logés de la même manière.

Une route unique, d’une voie dans chaque sens, conduit jusqu’à l’embouchure de la rivière. Elle ne sera pas élargie. “Pour éviter les embouteillages, le site de la vague ne sera pas ouvert à tous, mais réservé aux personnes accréditées” a précisé Naea Bennett.

“Il y a des résistances, mais quand les JO seront là, on sera tous contents de voir notre vague dans le monde entier” a conclu le ministre.

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