Enthousiasme et amertume au moment d’embarquer les pirogues de la Hawaiki Nui Va’a

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Un mélange d’enthousiasme et de colère plane avant le début de la Hawaiki Nui. L’évènement va’a de l’année nécessite une importante logistique, tant au départ de Tahiti qu’à l’arrivée dans les îles. Les premières pirogues ont été embarquées, ce vendredi, à bord du Tahiti Nui 8 de la flottille administrative. Mais le bateau ne pourra pas « beacher » pour décharger sa cargaison au grand dam des organisateurs. De son côté, la Direction de l'Équipement déplore ces "propos excessifs" et indique que le navire n'est pas conçu pour réaliser une telle manœuvre.

Publié le 27/10/2023 à 14:26 - Mise à jour le 30/10/2023 à 10:44

Un mélange d’enthousiasme et de colère plane avant le début de la Hawaiki Nui. L’évènement va’a de l’année nécessite une importante logistique, tant au départ de Tahiti qu’à l’arrivée dans les îles. Les premières pirogues ont été embarquées, ce vendredi, à bord du Tahiti Nui 8 de la flottille administrative. Mais le bateau ne pourra pas « beacher » pour décharger sa cargaison au grand dam des organisateurs. De son côté, la Direction de l'Équipement déplore ces "propos excessifs" et indique que le navire n'est pas conçu pour réaliser une telle manœuvre.

Les pirogues n’ont pas encore quitté Tahiti, mais le plus compliqué reste à venir. Pour des raisons de sécurité et des questions d’assurance, le navire de la flottille administrative chargé du transport des va’a et du matériel nécessaire à la logistique, n’a pas l’autorisation de « beacher » à son arrivée dans les îles.

Il sera donc contraint de s’amarrer aux quais pour décharger sa précieuse cargaison qui, ensuite, devra être acheminée à terre jusqu’aux sites de l’épreuve. Une logistique compliquée qui suscite la colère du directeur de la course, Alfred Mata.

« On arrive au 30e anniversaire de la Hawaiki Nui Va’a. C’est malheureux (…) De Uturoa, il va falloir trimballer toute la partie logistique vers Taputapuatea. Il faut des véhicules pour tracter et de la main d’œuvre pour porter. Cela va coûter énormément au Comité organisateur (…) Mais ce 30ᵉ anniversaire, il n’est pas question qu’on le loupe, parce qu’il y a un ministre, un chef de service, voire le président, qui n’est pas capable de nous apporter un soutien », explique celui-ci qui se dit « révolté ». « Je ne peux pas me permettre de me taire. Je parle au nom des rameurs et du Comité organisateur », ajoute-t-il.

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De son côté, la Direction de l’Équipement « déplore les propos excessifs » du directeur de la course. Elle souligne que la coque du navire de l’Équipement « mis à disposition des organisateurs » n’est pas conçue pour « beacher » et « que ces manœuvres sont extrêmement dangereuses pour les passagers et le navire ».

« Si l’option par la route n’est pas écartée en cas de conditions maritimes défavorables, la Direction de l’Équipement a proposé aux organisateurs, à défaut de pouvoir beacher, d’approcher le navire au plus près du rivage des zones de départ et de transborder les va’a du Tahiti Nui 8 à la plage par une barge ou par convoyage avec des rameurs. Cette solution a été approuvée dès vendredi par les organisateurs et par le directeur de la course », précise encore la Direction de l’Équipement.

Avec leurs 13 mètres de long, pour un poids 150 kilos, les V6 ne sont pas simples à transporter.  Il faut des bras et du temps pour les déplacer. Sur le quai de Motu Uta l’embarquement des pirogues a nécessité deux jours de travail. Les va’a se croisent, entre les remorques, les voitures et un chariot élévateur. Mais les équipes ne sont pas inquiètes.

« La Fédération a fait ce qu’il fallait pour assurer le déchargement des va’a. On peut vraiment lui faire confiance », indique Stanley Paie, de l’équipe Va’a Varuatahi.

Au total, ce sont 151 pirogues qui seront transportées à bord du Tahiti nui 8. Le navire prendra le large, dimanche soir, en direction des îles sous le vent. Le coup d’envoi de la course, attendue de tous, sera donné mercredi.

« Ce 30ᵉ anniversaire, il n’est pas question qu’on le loupe, parce qu’il y a un ministre, un chef de service, voire le président, qui n’est pas capable de nous apporter un soutien« , déclare le directeur de la course, Alfred Mata. (Crédit TNTV)

Mise à Jour : Dans un communiqué, le comité organisateur explique travailler avec le gouvernement pour procéder « de manière différente » lors des prochaines éditions.

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