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Du va’a pour les aveugles et malvoyants

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Le va’a de haut niveau est désormais accessible à l’association des non-voyants et malvoyants. Mata Hotu no Porinetia s’engage auprès de l’association Tamarii Punaruu vaa à s’entraîner pour participer aux grandes compétitions comme Hawaiki Nui Va’a. La fédération et le maire de Punaauia accompagnent ce partenariat.

Publié le 16/09/2019 à 10:59 - Mise à jour le 16/09/2019 à 11:16
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Le va’a de haut niveau est désormais accessible à l’association des non-voyants et malvoyants. Mata Hotu no Porinetia s’engage auprès de l’association Tamarii Punaruu vaa à s’entraîner pour participer aux grandes compétitions comme Hawaiki Nui Va’a. La fédération et le maire de Punaauia accompagnent ce partenariat.

Compter chaque coup de rame : un repère fondamental pour que les athlètes en déficience visuelle gardent le cap. Noella, Rodrigue, Diego ou encore Noah connaissent l’adrénaline, l’endurance, la rigueur et la solidarité que procurent ce sport. Ils ont appris le va’a à l’école avec le club Hititoa. Et l’association Tamarii Punaruu leur permet de progresser et de côtoyer le haut-niveau.

« J’ai hâte de participer aux compétitions. Ce sera la première fois pour moi. Ça sera un grand plaisir pour moi » confie Noella, rameuse de Mata Hotu no Porinetia Farani. « C’est pas une question de gagner. Mais c’est juste une question de montrer que nous, les non-voyants, on est là, et on est aussi capables de ramer comme tout personne qui rame ou qui veut ramer » ajoute Diego Tetihia, président de l’association Mata Hotu no Porinetia Farani.

Diego Tetihia (Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Entraîner des rameurs atteints de cécité, c’est une première pour Roland Tere. Le multi-champion est entraîneur de l’association Tamarii Punaruu. Son défi consiste à bien comprendre la personne, à se concentrer sur ses habiletés et à apprécier ce qu’elle est en mesure d’accomplir.

La fédération de va’a soutient cette initiative. Elle favorise la pratique du sport pour tous. « N’oublions pas que nous avons aligné des équipages handisport sur le championnat du monde de marathon en 2017, et au championnat du monde de vitesse en 2018 » précise Alfred Mata, vice-président de la fédération tahitienne de va’a.

Le va’a est le sport de prédilection pour les aveugles et malvoyants. Les rameurs étant guidés par un barreur, on peut mélanger les déficients et les valides dans une même embarcation. L’année prochaine, tous seront alignés sur la ligne de départ du marathon Polynésie 1ère et fin octobre de la Hawaiki Nui Va’a.

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