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Dix ans après, le championnat de Polynésie de bras de fer fait son retour

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Après dix ans d’absence, samedi s’est disputé le premier championnat de Polynésie de bras de fer officiel. Près d’une quarantaine d’hommes forts se sont affrontés au travers de cinq catégories de poids.

Publié le 09/03/2020 à 13:32 - Mise à jour le 09/03/2020 à 15:02
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Après dix ans d’absence, samedi s’est disputé le premier championnat de Polynésie de bras de fer officiel. Près d’une quarantaine d’hommes forts se sont affrontés au travers de cinq catégories de poids.

En une fraction de seconde, certains ont déjà perdu le combat, car le secret ce n’est pas seulement d’avoir le plus de force, c’est surtout d’adopter la meilleure technique. « J’ai été surpris. J’ai vu plein de gestes techniques que je retrouve en France ou dans les compétitions à l’international. Ils ont écouté leur corps, leur bras, parce que ton corps te le dit quand tu es dans un mauvais axe. J’ai vu de bons réflexes » confie Tepa Teuru, vice-champion de France de bras de fer.

Sous le regard aguerri de Tepa, les duels ont permis de repérer quelques pépites. « Il y a vraiment eu du niveau avec des nouveaux venus qui ont fait sensation aujourd’hui. Il y en a qui a gagné dans sa catégorie, et on ne l’avait jamais vu auparavant. Et là, il s’en sort avec une médaille d’or. Comme quoi, il y a des champions qui se cachent un peu partout » poursuit le vice-champion de France.

Et celui qui a créé la surprise, c’est Noah Temarii en moins de 90 kg.

Le rendez-vous a permis aux anciens champions de faire leur retour. Régis Pansi dispose d’un sacré palmarès : champion de levé de pierre de sa catégorie pendant six années consécutives, vainqueur de la première édition du Strongest Men ou encore dernier champion en titre de bras de fer. Régis revient au-devant de la scène. Il s’aligne dans deux catégories. « Franchement, il y a du niveau. Je me suis surclassé pour voir le niveau actuel, et c’est vraiment très difficile » admet le médaille d’or en moins de 110 kg et Open.

Parmi les compétiteurs, trois athlètes âgés de plus de 40 ans se sont engagés dans la catégorie Open. Malgré la différence d’âge, les masters ont inspiré le respect aux plus jeunes. « Ils sont très forts, puissants. Moi, je suis venu pour le fun. (…) Je suis cuisinier et je ne fais pas de sport. Je faisais du football avant, mais jamais de musculation. Je n’avais aucune stratégie, j’y suis juste allé à fond » déclare Tereva Jamet, médaille d’argent en moins de 90 kg.

Chez les plus de 110 kg, Eriatara Ratia et Tauraatea Teua ont survolé leur catégorie pour se retrouver sans surprise en finale. Sur deux manches gagnées Tauraatea confirme son statut de champion : « Aujourd’hui, on a vu qu’on était prêts à aller en France ». « On va s’entraîner pour partir en France, vu que les Français sont un peu en avance par rapport à nous deux. On a une force incroyable, et si on combine avec la technique on pourrai faire la différence là-bas » poursuit Eriatara.

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