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Des événements sportifs propres pour préserver la planète

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DOSSIER DE LA RÉDACTION – Chaque année lors des grandes compétitions de va’a, de course à pieds ou encore de vélo, les participants laissent derrière eux des kilos de gobelets, sachets de gel énergétique et autres plastiques dans la nature. Cette pollution, les organisateurs en sont bien conscients. Nombre d’entre eux ont d’ailleurs décidé de réagir.

Publié le 08/05/2019 à 8:24 - Mise à jour le 25/06/2019 à 15:28
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DOSSIER DE LA RÉDACTION – Chaque année lors des grandes compétitions de va’a, de course à pieds ou encore de vélo, les participants laissent derrière eux des kilos de gobelets, sachets de gel énergétique et autres plastiques dans la nature. Cette pollution, les organisateurs en sont bien conscients. Nombre d’entre eux ont d’ailleurs décidé de réagir.

Actuellement, le seul le marathon polynésien est celui de Moorea. L’ensemble des courses organisées de ce marathon attire près de 700 participants. Un chiffre encore loin de ceux atteints par les marathons les plus prestigieux au monde. Mais certains de nos grands rendez-vous sportifs peuvent rassembler plusieurs milliers de personnes, et souvent les déchets en plastique sont jetés sur la route ou en mer.

Dans ce contexte, impossible de passer au travers de notre mythique Hawaiki Nui Va’a, une compétition internationale de pirogues où les athlètes doivent franchir 124 km sur l’eau en ralliant Huahine, Raiatea, Taha’a et Bora Bora. Avec plus de 140 équipages et un cortège de bateaux sur le plan d’eau, cet engouement reste néfaste pour l’environnement.

“Cela fait cinq ans qu’on étudie la mise en place du ramassage des détritus pendant Hawaiki Nui Va’a, explique Elise Maamaatuaiahutapu, du Comité organisateur de la Hawaiki Nui Va’a. Cela n’a pas été facile, parce que ce qui nous bloquait, c’était les finances. Donc on a essayé de chercher les moyens et il fallait qu’on mette en place un projet qui tienne la route. J’ai rencontré le ministre de l’Environnement, on a longuement discuté de ce sujet. Je lui dis à chaque fois qu’il faut qu’il vienne voir Hawaiki Nui, et à chaque fois il me dit qu’il ne veut pas parce que Hawaiki Nui c’est une poubelle !”

Un dispositif de collecte a finalement été créé l’an dernier avec l’aide d’une subvention du Pays et le partenariat d’un service de traitement de déchets. Un challenge est désormais proposé à tous : le poly plogging. Ainsi tous les acteurs collectent les déchets, les trient et les remettent à des représentants de la TSP. Celui qui récolte le plus de déchets remporte un prix. Une belle manière de faire respecter l’environnement pendant le plus grand événement de va’a de l’année.

“Au total, nous avons comptabilisé 300 kilos de déchets qui ont été collectés pendant la course, récapitule Kihi Tuiho, chargée d’études à la TSP. Le grand vainqueur a été Manaura Hoe, qui a collecté près de la moitié des déchets.”

“Le comité a aussi investi dans des épuisettes à travers cette subvention, pour ramasser ce qui se trouve sur le plan d’eau et à chaque arrivée, à chaque étape, on pesait”, ajoute Elise Maamaatuaiahutapu.

La Tonde tahitienne participe aussi à la lutte contre les déchets. Une patrouille éco-cyclo prend part à la course. Sa mission principale : encourager à ne rien jeter sur la route. L’épreuve détient le label éco-cyclo depuis cinq années consécutives.

“Et tous les ans on s’attache à respecter une charte précise qui veille à ce que personne ne jette de détritus sur la route, précise Benoit Rivals, du comité organisateur de la Ronde tahitienne. Et cette année pour la première fois, on va mettre en place une zone de collecte qui se situera à Faratea, où les coureurs pourront jeter leurs détritus. Ensuite on aura une équipe qui ramassera les détritus et qui les triera. Cette zone fera 150 mètres de long et, uniquement à cet endroit, les coureurs pourront jeter leurs détritus.”

Lors du dernier marathon de Londres, un concept innovant a été testé. Plus de 30 000 capsules d’eau comestibles à base d’algues ont été distribuées aux coureurs pour remplacer les gobelets et les bouteilles.

REPORTAGEOriano Tefau

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