mardi 24 mai 2022
A VOIR

|

Coupe du monde des clubs : Pirae, petit club parmi les grands

Publié le

L’AS Pirae participera à la Coupe du monde des clubs aux Emirats arabes unis le 3 février. C’est une première pour le football polynésien. Après les désistements des équipes d’Auckland City, de Nouvelle-Zélande et de Tiga en Nouvelle-Calédonie en raison du contexte sanitaire, c’est bien Pirae qui représentera la zone Océanie. Un gros défi, mais aussi une expérience unique qui s’offrent aux joueurs de Naea Bennett. À deux semaines du coup d’envoi, l’équipe championne de Tahiti peaufine les derniers préparatifs.

Publié le 15/01/2022 à 16:33 - Mise à jour le 17/01/2022 à 10:09
Lecture 2 minutes

L’AS Pirae participera à la Coupe du monde des clubs aux Emirats arabes unis le 3 février. C’est une première pour le football polynésien. Après les désistements des équipes d’Auckland City, de Nouvelle-Zélande et de Tiga en Nouvelle-Calédonie en raison du contexte sanitaire, c’est bien Pirae qui représentera la zone Océanie. Un gros défi, mais aussi une expérience unique qui s’offrent aux joueurs de Naea Bennett. À deux semaines du coup d’envoi, l’équipe championne de Tahiti peaufine les derniers préparatifs.

Pas d’excuse pour nos athlètes, peu importe les intempéries, la préparation est intense. L’équipe tahitienne a été contactée par la Fédération internationale de football (Fifa) fin décembre. Elle ne dispose plus que de deux semaines de préparation. Elle est donc passée de deux entrainements hebdomadaires à un entrainement quotidien.
“Quand tu es en vacances et qu’on t’apprend ce genre de nouvelle, tu te dis que tu ne penses pas qu’on va être prêts, raconte Naea Bennett, entraineur de Pirae. Surtout quand on te dit que dans un mois tu vas participer à ce genre de tournoi. Tu sais que ce genre de tournoi c’est au moins un an de préparation à l’avance. Là tout est condensé en un mois. C’est un nouveau défi à relever.”

Lire aussi > La Coupe du monde des clubs, une manne financière pour le football océanien

Les hommes de Naea Bennett affronteront l’équipe locale d’Al-Jazira au match d’ouverture. Ils sont conscients du fossé qui sépare le niveau local de celui des grandes équipes nationales. Pour eux, passer le premier tour serait un exploit. Mais sur un match tout est possible. “L’objectif c’est d’être prêts et de ne pas avoir de regrets, de tout donner sur un match. C’est un match à élimination directe, un match de coupe. Moi je suis confiant. On a quand même des joueurs d’expérience qui sont habitués à ce genre de tournois donc logiquement, mentalement ça va être bon. Ensuite il faut voir le jour J comment on sera physiquement et tactiquement.”


Parmi ses joueurs d’expérience : Donovan Bourbare. Lui aussi s’est mesuré aux stars espagnoles lors de la coupe des confédérations en 2013 au Brésil : Fernando Torres, Xabi Alonso et Andrés Iniesta pour ne citer qu’eux. L’attaquant d’origine vanuataise a même participé à la coupe du monde des – de 20 ans en 2009 en Egypte.
“Je n’ai pas encore vu comment Al Jazira évolue mais quand on atteint ce niveau là, c’est sûr que c’est plus haut qu’ici à Tahiti et dans l’Océanie. Pour ma part j’arrive vers la fin et c’est que du bonheur de vivre encore ces moments là. Ça vaut le coup de se surpasser.”

Le benjamin de l’équipe, Tanetoa Haumau, n’a jamais quitté la Polynésie. À 17 ans, il fera le premier grand voyage de sa vie pour participer à une coupe du monde. “J’ai un peu le stress parce que c’est la première fois que je joue contre des grands joueurs. J’espère qu’une équipe va me repérer. C’est un rêve de devenir professionnel.”

Le club de Pirae s’envole le 27 janvier. Il lui reste encore deux matchs de championnat local pour compléter sa préparation.

infos coronavirus