dimanche 7 mars 2021
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Championnats du monde de va’a : Bernhard Walzl, un Autrichien dans la course

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Publié le 08/07/2018 à 13:31 - Mise à jour le 24/06/2019 à 15:53
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Fier de ses racines autrichiennes, Bernhard Walzl portera la tenue traditionnelle : le lederhosen (pantalon) et le trachten (chapeau), lors de la cérémonie d’ouverture des championnats du monde de va’a. A 31 ans, ce rameur débutant a hâte d’être sur le plan d’eau face aux compétiteurs locaux et internationaux.

Inscrit en V1 open, cet Autrichien en charge de l’innovation numérique au vice-rectorat s’est pris de passion pour la rame il y a trois ans. Il se souvient : « J’ai commencé sur le lagon, en face de chez moi. Quand j’ai appris qu’il y allait avoir les championnats du monde, j’ai eu envie d’y participer et je me suis renseigné sur comment faire… On s’est rendu compte que personne en Autriche ne faisait ce sport… »

Bernhard Walzl décide d’endosser le maillot de son pays. Il achète une pirogue aux couleurs de son pays, qui sont aussi les couleurs du fenua et s’élance dans la compétition.

> Le va’a, au-delà des frontières

Sans sponsor, Bernhard Walzl fait office de petit poucet dans ces championnats du monde. Son objectif : atteindre au moins le repêchage. Le compétiteur souligne : « C’est un grand challenge c’est une grande fierté de porter les couleurs de mon pays pendant cette compétition. Je suis confiant. Le but : ne pas être dernier. […] Je vais montrer ce qu’on peut faire en Autriche aussi. »

En Autriche, la pirogue polynésienne n’est pas connue. Le jeune homme espère promouvoir ce sport et attiré les curieux d’Europe centrale grâce à la diffusion de la compétition sur internet. Le rameur débutant reprend : « Il y aura plein de sportifs, tout le monde connaît très bien le va’a. Ainsi, je vais pouvoir apprendre plus sur ce sport et essayer de le promouvoir en Autriche. Il y a plein de lacs, le terrain de jeu est tout trouvé… »

De retour de six mois de voyage, le rameur manque cruellement d’entrainement. Mais l’esprit est là. Pour tenir les 500 mètres de distance imposés, il multiplie les coups de rame sur le plan d’eau devant chez lui. La rame reste avant tout un plaisir de glisse.
 

Rédaction web avec Thomas Chabrol

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