Barbara Martins-Nio : « On a encore une trentaine à quarantaine de postes à recruter avant les Jeux »

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La responsable du site de Tahiti pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, Barbara Martins-Nio, était l’invitée du journal de TNTV, samedi soir, à 300 jours de l’ouverture de l’évènement. Avancement des travaux, recrutements, retombées économiques, elle fait le point. Interview.

Publié le 01/10/2023 à 10:29 - Mise à jour le 01/10/2023 à 10:39

La responsable du site de Tahiti pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, Barbara Martins-Nio, était l’invitée du journal de TNTV, samedi soir, à 300 jours de l’ouverture de l’évènement. Avancement des travaux, recrutements, retombées économiques, elle fait le point. Interview.

TNTV : Nous sommes à 300 jours de l’ouverture des Jeux Olympiques. On l’a vu dans le reportage précédent, cet évènement est aussi l’occasion de promouvoir le sport auprès des jeunes…

Barbara Martins-Nio : « Bien sûr. C’est même surtout promouvoir le sport auprès des jeunes. Le sport en tant que pratique physique, mais aussi en tant que valeur. C’est ce qui a été fait ce samedi et encore toute la journée de dimanche par la cellule en charge des Jeux Olympiques au sein du Pays.  Puisqu’il y a une cellule dédiée qui a organisé cette journée. C’était fantastique de voir tous ces enfants découvrir des disciplines, s’essayer à de nouveaux sports. C’était vraiment fabuleux ».

TNTV : Dans moins d’un an, le monde entier aura les yeux tournés vers la mythique vague de Teahupo’o. Ce J -300, c’est une étape importante pour vous ?

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Barbara Martins-Nio : « C’est une étape importante. Après, on fait J -300, J -299, etc. Ce sont toujours des étapes qui sont importantes pour nous. Mais là, effectivement, elle a une saveur particulière ; pouvoir la partager avec la jeunesse polynésienne, être sur le terrain, au contact. On parle toujours des travaux, des différentes opérations, mais c’est aussi ça les Jeux. Cela fait du bien. Cela nous donne de l’énergie. On est très heureux d’avoir ce moment-là avec les jeunes ce samedi ».

TNTV : Une première réunion publique a été organisée il y a deux semaines avec la population de Teahupo’o. Pourquoi est-ce important d’aller à la rencontre des habitants ?

Barbara Martins-Nio : « C’est important pour tous les acteurs d’aller à la rencontre du grand public. Surtout, c’était la première fois. Pays, Paris 2024, Etat, et communes, qui sont les 4 grands acteurs des Jeux, étaient présents. C’est important, car il y a beaucoup de questions, beaucoup d’inquiétude. Il faut pouvoir y répondre, donner de la visibilité là où c’est possible. À l’inverse, nous, il faut que l’on puisse écouter et qu’on retravaille là où c’est nécessaire. L’exercice aura lieu de nouveau en janvier 2024, puisque la prochaine réunion publique avec l’ensemble des parties prenantes est planifiée pour cette date ».

TNTV : Pouvez-vous nous faire un état des lieux de l’avancement du chantier ?

Barbara Martins-Nio : « Ça avance bien. C’est dans les temps pour l’instant. Certains ont commencé, et d’autres vont enchainer. Mais, globalement, tous les travaux pérennes seront finalisés avant la Tahiti Pro. Les travaux temporaires seront quant à eux finalisés entre la Tahiti Pro et les Jeux Olympiques. On a donc une première échéance en avril 2024 et, ensuite, on viendra déployer tout ce qui est temporaire entre la Tahiti Pro du mois de mai et le début des Jeux au mois de juillet ».

TNTV : Le coût des aménagements pérennes est estimé à 2,6 milliards de francs. Qu’en est-il des retombées économiques ?

Barbara Martins-Nio : « Ce coût des travaux est un coût pérenne pour la population. Ce sont des investissements qui, derrière, vont profiter à la population. Nous, le Comité d’organisation, on a un budget pour opérer sur le territoire polynésien. Un budget de 1,4 milliard. Il va être dépensé, pour partie, en Polynésie. Cela passe par les hébergements, les bateaux, mais aussi le médical, la sécurité privée, les aménagements temporaires, et, aussi, par les salaires. On a créé une vingtaine de postes salariés avec des gens qui sont des résidents de Polynésie française. Et on a encore une trentaine à quarantaine de postes à recruter avant les Jeux. Tout ça a un impact économique et social fort ».

TNTV : Vous recherchez aussi environ 350 volontaires. Où en êtes-vous ?

Barbara Martins-Nio : « La phase d’identification et de candidatures pour postuler est terminée. Là, on est dans la phase d’assignation. Les volontaires ont rempli une fiche digitale dans laquelle ils indiquaient leurs préférences. Donc, là, on est en train de faire ‘matcher’ les préférences d’un côté, les disponibilités de l’autre, et la géolocalisation des différents volontaires. On est en train d’assigner les postes. Cela prend du temps. Il faut assigner un poste à un volontaire. Ensuite, ils vont recevoir cette assignation par mail d’ici un mois et demi à deux mois. Tout doit être bouclé pour décembre 2023. Ils auront le temps d’accepter, de refuser, ou de demander une autre mission si celle qu’on leur a proposée ne leur convient pas ».

TNTV : Les JO, ce sont aussi 16 jours d’évènements festifs entre le 21 juillet et le 5 août.

Barbara Martins-Nio : « Tout à fait. C’est très important. 16 jours d’évènements. Le 26 juillet, ce sont les dates d’entrainements. Les délégations seront donc présentes. Ensuite, du 27 juillet au 5 août, il y a une période de dix jours avec 4 jours de compétition. Il y a des délégations dont on sait qu’elles viendront en amont avec une présence sur le territoire qui pourra s’étaler, pour certaines d’entre elles, sur la totalité du mois ».

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