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Allègement du confinement : les clubs de sports de combat dans le flou

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Les sports de combat sont toujours en attente d’une reprise d’activité, au vu des contacts rapprochés, incompatibles avec les mesures de distanciation sociale qu’exigent leurs pratiques. Une situation qui inquiète les athlètes et les clubs. Les fédérations ont d’ores et déjà proposé une série de mesures pour pouvoir reprendre leur activité.

Publié le 10/05/2020 à 17:31 - Mise à jour le 10/05/2020 à 17:31
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Les sports de combat sont toujours en attente d’une reprise d’activité, au vu des contacts rapprochés, incompatibles avec les mesures de distanciation sociale qu’exigent leurs pratiques. Une situation qui inquiète les athlètes et les clubs. Les fédérations ont d’ores et déjà proposé une série de mesures pour pouvoir reprendre leur activité.

Pour pouvoir survivre à la crise, les sports de contact vont devoir innover. Les clubs et les fédérations sont prêts à réadapter leurs disciplines même s’ils regrettent de devoir faire plus que d’autres. « On se sent délaissés. Le sport n’est pas considéré que ce soit ici, en France, ou dans d’autres pays, contrairement à la Nouvelle-Calédonie. Là, on attend, et on ne sait pas ce qu’on attend… (…) Nous, on est prêts. Depuis deux mois, on prépare des actions, des séances, avec toutes sortes de protocoles possibles et imaginables, et on nous dit d’aller pratiquer dans la rue. Mais dans la rue, c’est plus dangereux que dans une salle. On a des salles qui sont, pour la plupart, aptes à recevoir du public, elles sont aérées » explique Bernard Di Rollo, responsable du club Vénus Dojo Tahiti, responsable de la commission Ne-Waza de la fédération de judo, membre de la fédération polynésienne de lutte, MMA et ju-jitsu brésilien.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Avec l’annulation du couvre-feu et les rassemblements de moins de 100 personnes désormais autorisés, « on peut être dehors en train de faire des activités, ce n’est pas interdit. Mais moi, je trouve que dehors, c’est pas la vraie sécurité, emmener des enfants de 5 ou 6 ans faire du sport là où on n’a pas l’habitude, cela comporte plus des risques que dans une structure fermée » poursuit Bernard Di Rollo. « Le MMA, ce n’est pas que des compétitions où l’on se tape dessus, le judo, le ju-jitsu brésilien, la boxe, pareil.. On fait pas que ça, on sait faire autre chose. En temps normal, on fait beaucoup d’autres choses qui ne demandent pas de se confronter et à être les uns sur les autres (…) Quand un frère et une sœur font du judo ensemble et qu’ils viennent, pourquoi ils ne feraient pas du judo ensemble alors qu’ils sont à la maison confinés ensemble depuis le début du confinement ? On connait nos athlètes et ceux que l’on peut faire travailler ensemble. Et pour les autres, on a des ateliers individuels avec du matériel que l’on peut soit laver à chaque passage soit du matériel privé comme des mannequins que l’on a conçu, on travaille avec son ombre etc. » ajoute le responsable du club sportif à Mahina.

En attendant une éventuelle reprise, la Fédération polynésienne de judo a elle aussi rédigé son protocole et l’a déposé cette semaine au COPF. Une doctrine en phase avec les consignes sanitaires demandés. « On a fait plusieurs niveaux de vigilance dont le premier c’est de pouvoir faire une pratique extérieure si jamais on n’a pas accès au dojo parce qu’on n’est pas à l’abri que les dojos restent fermés, et on essaie de prévoir une pratique extérieure autour du renforcement musculaire. On a aussi des niveaux des vigilance pour quand les dojos seront ouverts, il faut toujours rester à distance des gens, pas de contact avec les gens… Donc on a privilégié la pratique individuelle en salle. En fonction des recommandations sanitaires, si on arrive à avoir une pratique avec des contacts limités mais quelques contacts autorisés, c’est-à-dire pouvoir avoir un seul partenaire pour tout le cours, comme ça on limite les contacts de diffusion. Mais c’est la veille sanitaire qui décidera de ça » nous dit Cyril Gaudemer, directeur technique de la Fédération polynésienne de judo.

Pour le taekwondo et le karaté, les choses sont plus simples. Les combattants peuvent répéter des mouvements codifiés dans l’air comme le kata et les poomsae. « On peut peut-être envisager de s’entraîner à l’extérieur. En taekwondo, on utilise plutôt les coups de pied, donc il n’y a pas vraiment de touche avec les mains. On pourrait envisager de faire des coups de pied enchaînés pour préparer les athlètes et même les enfants, revenir plus au taekwondo traditionnel c’est-à-dire pratiquer les poomsae, l’équivalent du kata, donc un enchaînement de techniques avec les pieds et les bras pour les blocages » explique Alfred Lai Koun Sing, président de la fédération de taekwondo et disciplines associées.

L’avenir immédiat reste pour le moment encore flou. Toutefois, les fédérations ont déposé cette semaine leurs protocoles au COPF. Le mouvement sportif espère une réunion rapide avec la Veille sanitaire et les instances du pays pour une reprise en douceur, et bien évidemment, en tout sécurité.

REPORTAGEOriano Tefau

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