jeudi 16 septembre 2021
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Y a-t-il des traitements efficaces contre la Covid-19 ?

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Sur Facebook, beaucoup d’internautes défendaient l’hydroxychloroquine l’an dernier, et l’ivermectine aujourd’hui. Quel est l’état des recherches à ce sujet ?

Publié le 26/08/2021 à 17:24 - Mise à jour le 27/08/2021 à 12:18
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Sur Facebook, beaucoup d’internautes défendaient l’hydroxychloroquine l’an dernier, et l’ivermectine aujourd’hui. Quel est l’état des recherches à ce sujet ?


Le Président de la Commission Médicale d’Établissement du CHPF, le docteur Philippe Dupire; répond à la question : “Dans les nouveaux traitements qui sont apparus, il y en a au moins un de sûr, ce sont les anticorps monoclonaux qui sont injectables et qui répondent à l’indication des patients qui sont à très haut risque de faire une forme grave et qu’on peut injecter. Le reste des médicaments qui ont été testés, à part la dexaméthasone qui montre tout son intérêt dans la partie inflammatoire du poumon, les autres médicaments comme l’ivermectine ou l’hydroxychloroquine ou la vitamine D ou toutes ces choses qu’on a pu tester, rien n’a été prouvé à ce jour. Donc aucun résultat qui va dans ce sens. La plupart des essais cliniques qui ont été testés avec ces médicaments n’ont apporté aucune connaissance complémentaire. Quand on fait comme ça de l’analyse de données, c’est un travail hautement mathématique et très compliqué, et donc on peut être trompé par des phénomènes collatéraux. Et un grand classique, et notamment pour l’ivermectine, ce qui a été démontré, c’est qu’on a vu une amélioration sur des patients en Inde. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’ivermectine est aussi un anti-parasitaire très connu en Polynésie française puisque ça marchait très bien contre la filariose, et on peut imaginer que les patients indiens qui ont eu et le Covid et l’ivermectine, ont été traités de leur parasitose, et ce sont améliorés non pas parce qu’on a traité le Covid, mais parce qu’on a traité la parasitose. Quand on sait les difficultés que l’on a à accéder aux traitements en Inde, le fait d’avoir mis ce traitement à disposition a pu améliorer l’état de santé général, c’est-à-dire l’état de santé lié à la parasitologie, mais pas du tout l’état de santé lié au Covid, et la confusion des deux, donne ce type de résultat. Et comme les gens recherchent des solutions de facilité pour éviter malheureusement ce vaccin qui est finalement très peu dangereux, eh bien, ils cherchent toutes les solutions pour passer au travers”.

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