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Violences familiales en Polynésie : l’UPF recherche des témoignages

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Publié le 12/11/2018 à 16:50 - Mise à jour le 12/11/2018 à 16:50
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En Polynésie, les chiffres sur les violences au sein des familles sont des plus inquiétants. Les forces de l’ordre interviennent pour des différends familiaux près de 6 fois par jour en moyenne. Et dans le plan prévention de la délinquance 2018-2020, il est indiqué que les violences intra-familiales augmentent au fenua, et qu’elles se situent bien au-dessus des moyennes nationales. Parmi les atteintes volontaires à l’intégrité physique (AVIP), les violences intra-familiales représentent un volume conséquent : 65% des faits en matière de blessures volontaires. 

>>> Lire aussi : Exclusif : le plan de prévention de la délinquance 2018-2020

« La Polynésie est le territoire d’outre-mer où il y a le plus fort taux de violences familiales. Mais les chiffres sont peu précis car ce sont ceux des forces de l’ordre et de la justice » souligne Loïs Bastide, maître de conférences en sociologie à l’Université de la Polynésie française (UPF). En effet, ces chiffres ne sont pas forcément le reflet de la réalité actuelle : « certains milieux sociaux sont très fermés ici et les personnes témoignent rarement des violences subies. Il faut instaurer une relation de confiance. Nous n’avons pas encore assez de visibilité sur ce qui se passe vraiment dans les familles » déplore le chercheur.

Afin d’expliquer ces chiffres et de mieux comprendre le processus d’entrée à la violence au sein des familles, Loïs Bastide dirige depuis un an déjà une recherche sur les violences familiales en Polynésie : « C’est une étude de type qualitative, mais également à visée informative. Et elle pourra être utile pour la politique publique et pour les campagnes de prévention ». L’étude est financée par l’INJEP (un observatoire du Ministère de l’Education Nationale) et hébergée par la Maison des Sciences de l’Homme et du Pacifique.

> Un appel à témoignages

Cette problématique est très importante sur le territoire et polarise actuellement les énergies de nombreux acteurs, publics et associatifs. Les chercheurs de l’étude travaillent activement avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation de la Polynésie française et avec des associations d’aides aux victimes afin de recueillir des témoignages.
Mais afin de diversifier les profils des personnes interrogées pour élargir le périmètre du diagnostic, Loïs Bastide lance un appel à témoignages afin d’obtenir des entretiens avec de jeunes femmes et de jeunes hommes (18-30 ans) victimes ou auteur.e.s de violences, dans le cadre familial. L’anonymat est garanti. Les personnes souhaitant témoigner peuvent envoyer un e-mail à : [email protected]

L’étude sera ensuite rendue publique une fois la recherche terminée.
 

Rédaction web

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