mercredi 1 décembre 2021
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Villa Aquamaris à Bora Bora : le tribunal administratif annule le permis de construire

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Une villa, entre lagon et océan, conçue de façon à interagir de toute part avec l’eau. C'est la villa de luxe Aquamaris à Bora Bora, au coeur de plusieurs requêtes de la société Tahiti Beachcomber au tribunal administratif.

Publié le 23/11/2021 à 14:17 - Mise à jour le 24/11/2021 à 14:54
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Une villa, entre lagon et océan, conçue de façon à interagir de toute part avec l’eau. C'est la villa de luxe Aquamaris à Bora Bora, au coeur de plusieurs requêtes de la société Tahiti Beachcomber au tribunal administratif.

Dans l’une d’elles, la société dont l’établissement est installé dans la parcelle voisine, demande au tribunal d’annuler l’arrêté accordant un permis de construire à la société propriétaire du bâtiment mais aussi un autre arrêté ayant pour objet la modification des plans initiaux.

Tahiti beachcomber soutient notamment que les travaux, dont ceux en vue de la réalisation d’une lagune, auront un impact sur l’exploitation de son hôtel, que le dossier de demande de permis est incomplet, mais aussi que le terrain appartient à Guy Parent et non à sa société, la SCI Maire.

Ce mardi, le tribunal administratif a décidé d’annuler l’arrêté accordant le permis de construire à Guy Parent et celui modifiant les plans de la villa.

Mercredi une autre décision du tribunal administratif est également tombée : ce dernier a annoncé l’annulation de l’arrêté qui mentionne que la société Aquamaris détient une autorisation d’occupation temporaires de divers emplacements du domaine public maritime d’une superficie totale de 3 055m2.

L’arrêté en question identifie notamment des emplacements destinés à l’implantation d’un ponton sur pilotis dans le lagon, la réalisation d’un épi remblayé et enroché dans le lagon, l’implantation d’une prise d’eau de mer située du côté océan ou encore le creusement d’un chenal dans le lagon et le creusement d’une lagune. Or, le tribunal a en effet estimé qu’une partie des travaux d’aménagement – dont le creusement du chenal, la réalisation d’un épi en enrochement et l’édification d’un ponton – contribue a rendre le passage public le long du rivage impraticable. Et au regard de la loi, “le public est normalement en droit d’accéder et de circuler librement le long du rivage”, précise le tribunal. Un autre jugement qui vient ralentir la réalisation de la villa de luxe de Bora Bora…

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