mercredi 3 juin 2020
A VOIR

|

Vidéos – Indignation après que des chiens ont été enlevés à des SDF

Publié le

Publié le 19/06/2018 à 12:26 - Mise à jour le 19/06/2018 à 12:26
Lecture 4 minutes

Mardi, Père Christophe publiait un message sur la page Facebook de l’Accueil Te Vai-ete Caritas Papeete. La police municipale a retiré leurs chiens à plusieurs SDF. Des chiens pourtant la plupart du temps tenus en laisse et non agressifs selon lui. 
« C’est sûr qu’il y a un arrêté municipal qui légifère si ce sont des chiens errants (…) Mais là ce ne sont pas des chiens errants. Ils ont des colliers, sont en laisse et s’ils ne le sont pas, leur maître est juste à côté », explique le religieux.

> « Ils l’ont soulevé pour l’étrangler »

Sur Facebook, le Père Christophe a rapporté l’histoire d’Angéline, une SDF a qui les mutoi on retiré ses chiens. Ce mercredi, elle s’est confiée au micro de Tahiti Nui Télévision. Elle raconte la violence avec laquelle les policiers ont attrapé l’un de ses compagnons : « Comme mon chien esquivait… (…) Ils m’ont dit de rester à côté d’eux. Je voulais m’en aller à vélo pour que mon chien me suive. Ils m’ont tenue par la capuche. Ils m’ont dit de rester et d’appeler mon chien. Il est arrivé. Ils lui ont mis la laisse. Il s’est débattu. Ils l’ont soulevé pour l’étrangler. J’ai dit « ne faites pas ça à mon chien, lâchez-le ! » Ils ont dit non, on va le mettre dans la cage. Ils l’ont carrément poussé » 

> Une mesure d’hygiène et de sécurité

Les policiers lui auraient expliqué qu’ils intervenaient selon une directive  du « ministre de la Santé, pour l’hygiène (…) Ils ont dit que c’est aussi le maire de Papeete (…) et qu’il a dit que ce n’est pas seulement les chiens, mais aussi les SDF qu’ils vont dégager »

Du côté de la mairie, on parle effectivement d’un souci d’hygiène. Mais aussi de sécurité : « On a eu des gens qui circulent en ville qui sont venus se plaindre du comportement un peu agressif des SDF avec leurs chiens. Il y en a qui pratiquent la mendicité avec leurs chiens. Ça a impressionné beaucoup de gens qui sont venus voir les services de la police municipale (…) Ensuite, on a aussi été confrontés à des chiens appartenant à des SDF qui ont été lâchés sur les policiers municipaux. Il fallait qu’on réagisse. Pour le moment, il y a une vingtaine de SDF avec des chiens. Le phénomène est naissant mais faut-il le laisser prospérer ? On a entre 100 et 200 SDF dans la ville de Papeete au quotidien. imaginons que chacun se promène dans la ville avec son chien : on va se retrouver avec un réel problème.  (…) C’est un problème de sécurité mais aussi d’hygiène. On lutte contre la divagation et là on nous ramène des chiens qui peuvent poser des problèmes d’hygiène », détaille Rémy Brillant, directeur général des Services de Papeete.

« Je ne suis pas sûr que les chiens des SDF soient ceux qui gênent le plus dans cette bonne ville de Papeete (…) Ils feraient mieux de s’occuper des rats qui sont au marché et qui tournent autour de la Cathédrale que de chercher des animaux qui sont en bonne santé », estime Père Christophe.

> « la pression et la menace »

Pour lui,  « le problème c’est surtout la pression et la menace. Il y a une semaine, les policiers ont été au parc Bougainville en disant à deux jeunes filles qui avaient des tout petits chiens « vous les placez sinon on va les mettre à la fourrière ». Il y a une intention réelle de leur retirer les chiens même s’ils avaient une puce. D’ailleurs la question n’a même pas été posée de savoir si les chiens avaient une puce ou pas »

Père Christophe a contacté plusieurs associations pour demander leur soutien. Tous ont tenté d’obtenir des réponses de la mairie, sans succès. 
« Ce sont des animaux de compagnies, des chiens qui sont avec eux, dont ils prennent soin (…) Souvent il y a un lien qui se crée. En métropole c’est le pays qui s’organise pour pouvoir aider les SDF à prendre soin de leurs animaux. On ouvre même des foyers où les animaux sont accueillis. Parce qu’on a pris conscience que l’animal, pour une personne en grande précarité, c’est un moyen de garder une certaine sociabilité. »

« Effectivement c’est un compagnon », admet Rémy Brillant. On ne fait pas ces choses-là de gaité de coeur ». Il explique que les SDF avaient été prévenus il y a un mois et qu’il leur avait été demandé de trouver des solutions : « On les avait prévenus il y a presque un mois pour qu’ils trouvent une solution​ »

Les chiens qui ont été enlevés pourront retrouver leurs maîtres à une condition : que le chien ne retourne pas dans la rue. « Les chiens sont mis à la fourrière municipale. Si le propriétaire se présente et nous assure qu’il ne retournera pas à la rue avec son chien, il pourra être rendu sans difficulté, assure Rémy Brillant. Il faut qu’il trouve une solution. Soit le confier à quelqu’un de la famille, une connaissance, mais qu’on ne retrouve pas le chien dans la rue surtout s’il a un comportement agressif. »
 

​Rédaction web avec Thierry Teamo et Brandy Tevero

Angélina, SDF

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Où jeter les masques pour limiter la pollution ? Que...

La crise du Covid-19 entraîne avec elle de nouveaux comportements et surtout de nouveaux déchets tels que les gants en latex, les masques de protection... Jetables, oui, mais n'importe comment et n'importe où, non. Quant aux masques en tissu, plutôt que de les jeter, et si on leur donnait une nouvelle vie ?

À domicile, en lieu dédié… Comment effectuer sa quarantaine...

La cellule de crise sanitaire du Pays a mis en place depuis le 25 mai une fiche d"engagement sur l'honneur" pour tout voyageur entrant en Polynésie qui doit effectuer une quarantaine obligatoire de 14 jours, à domicile ou dans un centre d'hébergement dédié.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV