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Vidéos – 30 morts sur les routes : quelles solutions pour changer les comportements ?

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Publié le 28/10/2018 à 11:28 - Mise à jour le 28/10/2018 à 11:28
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30 décès sur les routes polynésiennes depuis le début de l’année 2018 dont 4 ce week-end… Les chiffres sont alarmants d’autant que la prévention n’a pas faibli et la répression non plus. Ce lundi, le haut-commissaire René Bidal annonce qu’on va “à nouveau renforcer les contrôles notamment durant les week-ends et dans les heures de nuit puisqu’on a observé que statistiquement c’était quand même le week-end, la nuit ou en fin de soirée qu’on avait le plus grand nombre d’accidents mortels. Je crois que c’est dans ces créneaux-là qu’il faut qu’il y ait encore un effort de fait quant à la présence des gendarmes et des policiers sur les routes.”

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René Bidal, haut-commissaire

Prévention et répression semblent ne plus suffire : “Si lutter contre l’insécurité routière était une chose aisée, ça se saurait…” note Dominique Bonis, délégué du procureur de la République. “La prise de conscience n’est pas suffisante. (…) Les ceintures, tout le monde le sait (…) Pourquoi on ne le fait pas ?”

Les accidents mortels de cette année sont le plus souvent dus au non-respect du Code de la route. Dans la moitié des cas, les victimes sont aussi responsables  : “pour ce qui concerne les accidents mortels, il y a beaucoup de victimes qui sont en fait auteures et victimes : un piéton qui traverse sans regarder en pleine nuit ou qui traverse sur la RDO, difficile de l’éviter pour le conducteur… Un jeune qui saute d’une benne, il n’a pas à monter dans une benne et je pense que tout le monde le sait (…) Des exemples comme ça sur les 30 tués de cette année, il y en a presque la moitié. Ceci étant, il y a toujours autant de 2 roues. Plus de la moitié ce sont des 2 roues. Et l’alcool est toujours là.” 

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Dominique Bonis, délégué du procureur de la République. 

Mais que faut-il faire pour que les accidents cessent ? Du côté des moniteurs d’auto-écoles, on a quelques idées : que les conducteurs reprennent régulièrement des cours de conduite par exemple, améliorer la signalisation, et les infrastructures en général ou encore consulter les moniteurs lors de prises de décisions… “Nous passons 8 heures par jour sur les routes. Nous voyons ce qui se passe. On ne nous consulte pas. C’est dommage…” relève Ruddy Kamieniecky. 

Le moniteur d’auto-école a lancé une chaîne YouTube sur laquelle il publie les images d’infractions qu’il filme grâce à une caméra embarquée. Ruddy n’est pas étonné du nombre d’accidents sur les routes du fenua : “vu comment ça roule, ça ne m’étonne pas…” Il pointe le manque “de prévention, un peu de laxisme, pas assez de répression, et aussi les infrastructures qui sont défaillantes”. “Il y a des endroits où on devrait renforcer la signalisation.”
 

Rédaction web (Interviews : Hitiura Mervin / Esther Parau Cordette)

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