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Vidéo – Sécurité : les communes misent sur la vidéosurveillance

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Publié le 12/01/2018 à 15:18 - Mise à jour le 12/01/2018 à 15:18
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Depuis 2015, la commune de Arue est équipée de caméras de vidéosurveillance. 36 au total, qui scrutent jour et nuit les axes routiers, mais aussi les sites stratégiques comme les écoles ou les complexes sportifs. « On a pu résoudre énormément d’affaires », note Teva Desperiers, conseiller délégué à la sécurité de la commune de Arue. « On a pu augmenter le nombre d’interpellations, surtout en matière de consommation de stupéfiants ». 

La vidéosurveillance intéresse également la commune voisine : Pirae. Mercredi et vendredi, les élus et agents municipaux de la commune ont visité le poste de police de Arue. « On met un point d’honneur à installer ce dispositif parce qu’aujourd’hui on a des statistiques fournies par la DSP, qui nous permettent de poser les caméras sur les sites où on constate le plus d’infractions. (…) Ces caméras peuvent amener des informations supplémentaires aux policiers pour leurs enquêtes et leur permettre de retrouver les délinquants », explique Abel Temarii, 2e adjoint au Maire de Pirae en charge de la jeunesse
La commune de Pirae est déjà frontalière avec deux communes qui disposent d’une vidéosurveillance. Leurs moyens vont donc être mutualisés, pour notamment, suivre les runs.

Mais les arrestations sont difficiles. La gendarmerie refuse d’intervenir seulement à partir d’images, même de très bonne qualité. Les militaires attendent le flagrant délit pour procéder aux interpellations. 
Et la vidéosurveillance a ses limites. Teva Desperiers reconnait qu’à Arue : « on s’est rendu compte que ce sont plutôt les personnes extérieures à la commune qui se font appréhender. Ceux de Arue savent où se trouvent les caméras. »

Après Papeete, Punaauia et Arue, Pirae envisage d’installer une trentaine de caméras au début de l’année 2019. 
 

Rédaction web avec Tamara Sentis 

Abel Temarii, 2e adjoint au Maire de Pirae en charge de la jeunesse

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