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Vidéo – La lutte contre le décrochage scolaire « n’est pas une question de moyens »

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Publié le 16/08/2018 à 8:24 - Mise à jour le 16/08/2018 à 8:24
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Il y a eu une amélioration dans la lutte contre le décrochage scolaire et la déscolarisation, n’est-ce pas ?

Il y a une évolution rassurante mais le combat ne cesse jamais sur le décrochage scolaire et la déscolarisation. Depuis deux ans, nous avons appuyé sur tous les leviers pour faire en sorte que cela diminue. Cela diminue lentement, on ne va pas crier victoire, mais ça diminue et ça, c’est important !

Est-ce que cette lutte coûte cher ?

C’est toujours moins cher qu’un jeune qui n’est pas diplômé et qui ne s’insère pas socialement. Je pense que ce n’est pas une question de budget. C’est une question d’organisation et de volonté d’agir en amont et en aval : en termes de prévention et de prise en charge quand la déscolarisation est déclarée. Ce n’est pas une question de moyens. Le principal c’est que maintenant, on arrive à inverser la tendance.

Le taux de réussite à l’examen du brevet est en baisse : 79,81 % en 2017 contre 69,98 % en 2018. C’est près de 10 points en moins, comment l’expliquer ?

Il faut préciser que l’année d’avant, on avait énormément augmenté. On retrouve finalement un niveau de DNB des années précédentes. Il n’empêche, nous avons un problème de stabilité de ces résultats. Nous travaillons avec le vice-rectorat et les inspecteurs du premier et du second degré pour voir comment on peut accompagner les équipes pour stabiliser ces résultats. Cette stabilisation arrivera par un accompagnement des équipes en termes de pratique pédagogique.

La nouvelle réforme du bac sera effective en 2021. Les premiers changements ont eu lieu cette année avec les Secondes. Les parents d’élèves se disent peu informés de cette nouvelle réforme. Comment comptez-vous faire pour que les élèves passent ce cap sereinement ?

Le fait est que les changements vont être très positifs pour les élèves. Il va y avoir moins d’épreuves le jour J, il va y avoir davantage de contrôle continu et surtout, un grand oral de fin de scolarité. Ceci va permettre aux jeunes de s’exprimer au travers de projets qu’ils auront développés. S’appuyer sur les compétences orales de nos jeunes, c’est extrêmement important. Il y a aura cette année une campagne d’information à destination des parents.

Parcoursup a-t-il permis de satisfaire tous les bacheliers ?

Satisfaire tous les bacheliers, peut-être pas. Mais il faut retenir que nous sommes à 87 % de bacheliers qui ont eu une proposition et qui l’ont acceptée. Je rappelle qu’en métropole ils sont à 72 % seulement. Comme nous l’avons annoncé, il y a des actions qui sont faites, il y a une réunion le 28 août où nous allons pouvoir accueillir ces étudiants pour trouver des solutions en fonction des places disponibles et des parcours souhaités.  

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