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Vidéo – Kinésithérapie : la demande d’entente préalable remise en question

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Publié le 30/03/2018 à 11:16 - Mise à jour le 30/03/2018 à 11:16
Lecture 2 minutes

C’est le sésame obligatoire pour obtenir des soins pris en charge par l’assurance maladie chez un kinésithérapeute convention : le formulaire d’entente préalable.

Il doit passer par le bureau du contrôle médical de la CPS qui valide la nécessité des actes. Jusqu’à présent, une tolérance s’applique pour que les praticiens puissent débuter les soins sans avoir eu l’accord de la CPS.

Mais un kinésithérapeute s’est vu interdire de travailler suite à un contrôle. Nicolas Toussaint, président du syndicat des kinésithérapeutes remarque :

« On lui a dit que tant qu’il n’avait pas eu le retour de l’entente préalable, il n’avait pas le droit de soigner ces patients-là. Alors, en effet, les textes prévoient ce genre de choses mais jusqu’à présent il faut l’avouer, la CPS a toujours été tolérante. Nous avons toujours réussi à travailler en temps et en heure. »

Cette interdiction est un cas isolé selon le syndicat, mais il inquiète les professionnels, les kinésithérapeutes mais aussi les chirurgiens.
En cas de soins post opératoires pour des traumatismes de la main par exemple, la rééducation doit se faire dans un délai rapide, sans ça des complications sont à craindre. Le président du syndicat poursuit :

« Dans le cadre de rééducation en urgence aujourd’hui on trouve des solutions mais on se rend compte qu’il y a des disparités, d’une antenne à l’autre et d’un agent à l’autre. On aimerait bien qu’il y ait un texte qui soit clair net et précis pour tous les professionnels. »

Selon le syndicat certains textes sont archaïques. Appliquée à la lettre, la règlementation contraint le kiné à attendre 10 jours à trois semaines avant de pouvoir prendre en charge son patient, le temps que la demande d’entente préalable fasse le tour du circuit administratif. Nicolas Toussaint souligne :

« La plupart des échanges se font sur des originaux, que la CPS doit scanner, archiver puis nous renvoyer… Il y a encore un gros travail à faire de simplification administrative et d’harmonisation. »

Un retard de prise en charge des patients, c’est la qualité de soins qui en pâtit, et par conséquent de probables dépenses de santé supplémentaires si les douleurs persistent.

Rédaction web avec Thomas Chabrol et Jeanne Tinorua-Tehuritaua

* La CPS n’avait pas souhaité donner d’interview. 

Le reportage de Thomas Chabrol et Jeanne Tinorua-Tehuritaua

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