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Vers un label coprah de Polynésie

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Publié le 18/06/2019 à 9:34 - Mise à jour le 18/06/2019 à 9:34
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La filière coprah est subventionnée par le Pays pour faire face aux variations du cours mondial, et la cour des comptes avait signalé en 2016 le besoin de mieux la structurer. Malgré l’augmentation de près de 15% de la production de coprah en 2018, son cours au niveau mondial a baissé de 35% sur la même année. Pour assurer la pérennité de la filière, le gouvernement achète donc aux coprahculteurs plus cher le produit qu’il ne vaut sur le niveau mondial. “Le gouvernement souhaite continuer à soutenir le coprah. C’est une filière qui est très soutenue par les subventions publiques polynésiennes. Cela permet d’acheter un coprah à un prix plus élevé en Polynésie que celui proposé par le marché international. Ce n’est pas un non-sens économique pour nous mais une façon de favoriser le maintien des populations polynésiennes dans les archipels éloignés de l’île de Tahiti”, a rappelé Tearii Alpha, ministre de l’Economie verte.

En Polynésie, depuis vingt ans, la production s’établit en moyenne à 12 000 tonnes de coprah annuellement. Cette huile est ensuite raffinée depuis dix ans par le groupe de raffinage d’huile végétale et animale Daudruy Van Cauwenberghe situé à Dunkerque. La Polynésie ne représente qu’un pour cent de sa production. En 2018, cela a représenté près de 600 millions de Fcfp de revenus.

Pour rendre la filière plus rentable, le gouvernement souhaite négocier un nouvel accord commercial : “il faut chercher à réduire les interventions directes dans le coprah et à les remplacer par des interventions d’investissement dans les produits dérivés du cocotier” a poursuivi Tearii Alpha.

Il est essentiel désormais de chercher à “valoriser autrement les produits du cocotier. Le cocotier ce n’est pas que la noix de coco, c’est aussi le tronc de cocotier, l’eau de coco aux vertus et goûts extraordinaires, le lait de coco, l’huile de coco vierge, la bourre de coco et sa fibre, la coquille, la noix de coco. Nous cherchons donc avec Monsieur Daudruy, industriel reconnu dans ce secteur en France et en Europe, à trouver des solutions de valorisation du cocotier. Aujourd’hui, nous avons parlé de coprah, nous espérons que dans quelques années nous aurons réussi la transformation de cette filière coprah en filière du cocotier en Polynésie française” a-t-il ajouté.

Pour sa part, le président Dominique Daudruy a précisé que sa société avait “presque deux cents ans d’existence. Nous raffinons des huiles de coprah depuis plus de cinquante ans et achetons les huiles de coprah de la Polynésie française en totalité depuis plus de dix ans”. Il n’avait jamais rencontré le président Edouard Fritch et, à ses yeux, il était important que cette réunion ait lieu pour “pérenniser cette relation” et surtout convenir de valoriser cette huile polynésienne au travers “d’un label Polynésie française”.

Les dirigeants de Daudruy se rendront au fenua d’ici la fin de l’année pour rencontrer directement les coprahculteurs.
 

Rédaction web avec Eric Dupuy   

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