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Vers un développement de l’agriculture bio

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Publié le 07/11/2016 à 12:13 - Mise à jour le 07/11/2016 à 12:13
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Pendant toute une semaine, une cinquantaine d’agriculteurs et techniciens de Nouvelle-Calédonie, Wallis & Futuna et Polynésie française, ainsi que deux agriculteurs et deux techniciens de Fidji, Vanuatu et Salomon ont échangé des informations et débattu sur les pratiques et les techniques de ce mode de production agricole respectueux de
l’environnement, sans pesticides et engrais chimiques.
 
Le marché des produits de l’agriculture biologique est aujourd’hui en très forte croissance et les pouvoirs publics doivent veiller à ce que les produits mis en marché avec un logo « agriculture biologique » soient produits dans le respect des normes techniques établies.
 
Les thèmes abordés ont porté principalement sur les méthodes de diagnostic et d’amélioration de la fertilité des sols, les modalités d’élaboration de composts, le rôle de la faune et de la flore auxiliaires, utilisées pour se protéger contre les ravageurs, les techniques de lutte contre les mauvaises herbes et autres « bonnes pratiques culturales ».
 
Les deux fermes pilotes, dont celle du Lycée agricole, implantées sur le domaine d’Opunohu, ont servi de support à ces ateliers. Enfin le dernier jour a permis d’aborder la mise en oeuvre de la norme océanienne d’agriculture biologique (NOAB) et de son logo associé, Biopasifika. L’organisme à l’origine de cette norme, le Poetcom (Pacific Organic and Ethical Trade Community ou Communauté océanienne pour l’agriculture biologique et le commerce éthique) assure sa promotion et son utilisation dans les pays et territoires de la région.
 
 Les trois territoires français du Pacifique ont indiqué leur souhait que cette norme reste la propriété des pays et territoires de la région, et soit l’objet d’une gestion par la Communauté du Pacifique, comme c’est le cas depuis sa création. Ces ateliers ont également permis aux deux associations polynésienne (BioFetia) et calédonienne (BioCaledonia) en charge d’un système participatif de garantie (SPG) d’échanger sur leurs modes de fonctionnement respectifs et sur les difficultés rencontrées pour certifier ou garantir des exploitations agricoles aux normes de l’agriculture biologique.
 
Enfin, les participants ont lancé un appel aux pouvoirs publics afin que le soutien à ce mode de production soit encore amplifié compte tenu de la très forte demande en produits issus de ce type d’agriculture, et des gros besoins en recherche et expérimentation qui s’avèrent nécessaires pour aider les exploitants agricoles désirant produire selon les normes de l’agriculture biologique.
 
Le rendez-vous a été pris pour les 3ème rencontres des acteurs de l’agriculture bio qui auront lieu en 2017 à Wallis et Futuna.
 

Rédaction Web avec communiqué

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