mercredi 23 juin 2021
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Vallée de Tefaaiti : un chantier d’extraction d’agrégats qui fait débat

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A Mahaena, la vallée de Tefaaiti connaît depuis quelques jours des remous concernant un chantier d’extraction de roches et d’agrégats. Des ayants droits se sont réunis ce mardi matin pour faire entendre leur voix face à ce chantier. Selon eux, une entreprise en charge de ces travaux a dépassé son quota et défiguré leurs terres. Des accusations niées par la société responsable du chantier.

Publié le 05/05/2021 à 9:36 - Mise à jour le 05/05/2021 à 10:22
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A Mahaena, la vallée de Tefaaiti connaît depuis quelques jours des remous concernant un chantier d’extraction de roches et d’agrégats. Des ayants droits se sont réunis ce mardi matin pour faire entendre leur voix face à ce chantier. Selon eux, une entreprise en charge de ces travaux a dépassé son quota et défiguré leurs terres. Des accusations niées par la société responsable du chantier.

Une vingtaine de personnes ont convergé mardi matin au fond de la vallée de Tefaaiti pour évoquer les nuisances d’un chantier d’extraction d’agrégats et de roches, lancé en 2017. Ces propriétaires terriens accusent la société en charge de ces travaux d’avoir outrepassé les autorisations données en termes de quota et de périmètre d’extraction. Aujourd’hui ils demandent réparation.

“Ils sont également propriétaires de ces terres, donc ils sont également propriétaires de ces cailloux donc ils peuvent également profiter de l’argent qui est en train d’être donné à une seule personne”, a fait remarquer Bruno Faatoa, président de l’Association familiale « Edmond Raitua Tom Sin Vien ».

Ces mêmes propriétaires estiment également que les autorités du Pays n’ont pas suffisamment contrôlé ces travaux malgré leur sollicitation.

De côté de la société EPC responsable des travaux, le directeur Philippe Choquet, joint par téléphone,se dit serein et attend avec impatience les conclusions de la justice suite à son dépôt de plainte contre Bruno Faatoa : “j’ai tout fait dans les règles, l’équipement est au courant de ce que je fais. J’ai des autorisations, j’ai tout. Mais bon après, il y a un parachute qui se greffe à tout ça et qui nous embête. C’est au tribunal, j’attends le jugement là, ça va sortir”.

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