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Université : plus de 1300 étudiants bénéficient du repas à 120 Fcfp

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Depuis ce lundi midi, les étudiants boursiers de l’Université de la Polynésie française payent leur repas 120 Fcfp. Le dispositif soulage les finances. Si on en parle peu au fenua, la précarité étudiante est aussi une réalité.

Publié le 25/01/2021 à 16:38 - Mise à jour le 25/01/2021 à 16:38
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Depuis ce lundi midi, les étudiants boursiers de l’Université de la Polynésie française payent leur repas 120 Fcfp. Le dispositif soulage les finances. Si on en parle peu au fenua, la précarité étudiante est aussi une réalité.

Une entrée, un plat et un dessert à 120 Fcfp au lieu de 620 Fcfp. La baisse de tarif du repas étudiant est une bonne nouvelle en ce début d’année. Un peu plus de 1300 boursiers bénéficient de ce dispositif. C’est presque la moitié des étudiants du campus.

“Beaucoup d’étudiants déjà n’avaient pas assez d’argent pour manger, confie Hoanui Mariassouce, vice-président des étudiants. Et puis là ça permet à ceux qui n’ont pas d’argent de pouvoir bien manger avec un plat, entrée, dessert.”

(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Cette baisse de tarif est prise en charge par le CNOUS, le Centre national des œuvres universitaires et scolaires. Afin que les bénéfices de cette mesure se ressentent sur le long terme, les étudiants boursiers espèrent que ce tarif sera maintenu. Pas d’inquiétude à avoir selon Patrick Capolsini, le président de l’université, qui s’est rendu à Paris.

“Alors très vraisemblablement, c’est une mesure qui va durer, déclare-t-il. En revanche il y a quelques jours le président de la République a annoncé le repas à 1 euro pour tous les étudiants, y compris les non-boursiers. Pour l’instant elle n’est pas encore mise en place en métropole mais elle risque de se mettre en place, et on essaiera de la mettre en place ici le plus rapidement possible. Mais c’est une mesure qui sera uniquement pendant le temps de la crise.”

(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

L’alimentation pèse sur le budget étudiant. Certains sont cependant exclus du système de bourse et doivent faire face à des difficultés financières.

“Maintenant on en parle, ça fait moins honte de dire qu’on est dans le besoin. Du coup les étudiants commencent à prendre la parole plus facilement”, indique Haiata Poherui, étudiante en 3e année de reo ma’ohi.

Seuls les repas subventionnés pris au restaurant du campus sont concernés par la nouvelle tarification. L’espace de restauration rapide maintient ses prix habituels.

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