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Une famille se bat pour scolariser son enfant atteint de TED

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Publié le 20/09/2016 à 16:20 - Mise à jour le 20/09/2016 à 16:20
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Une famille de Punaauia se bat pour que son fils, atteint de troubles envahissants du comportement (TED), puisse avoir une scolarité normale. Les TED se manifestent par des difficultés à s’ouvrir aux autres, à communiquer, des comportements répétitifs…  « Mon fils a été diagnostiqué récemment (…) À la base, les symptômes sont à peu près les mêmes pour tous les enfants. C’est une asociabilisation, un enfermement dans une sorte de bulle qu’ils entretiennent via des dessins animés ou un monde imaginaire qu’ils se sont créé. C’est également le regard fuyant et ça se diagnostique aussi par des retards, de langage, de développement en général », explique Caroline Bravi, maman de Julian. Elle souligne que les enfants atteints de TED ne sont pas handicapés. 

Julian a 4 ans. Scolarisé dans une classe à effectif réduit, pour permettre une meilleure prise en charge… l’école refuse de l’accueillir sans assistante de vie scolaire (AVS), et de le surveiller durant les récréations. Pourtant les médecins assurent que Julian peut suivre une vraie scolarité. « On n’a pas eu la chance de voir en aparté l’institutrice avant la rentrée pour discuter de l’évolution de notre fils par rapport à l’année dernière. On a eu une institutrice qui a sans doute eu peur, mais qui dès l’entrée en classe m’a dit qu’elle avait reçu l’ordre de la directrice de ne pas accepter mon fils sans son AVS », raconte Caroline. La jeune femme se dit scandalisée, aurait aimé avoir le droit à la parole. 

Caroline Bravi a trouvé d’autres parents dans son cas. Avec eux, elle a décidé de monter une association : Entre deux mondes. « Nous sommes 3 mamans avec nos compagnons, qui formons le bureau. (…) Cette association ne concerne pas que les enfants TED. ça concerne aussi tous les parents qui ont des enfants à besoins particuliers », explique-t-elle au micro de Tahiti Nui Télévision. « Les parents se sentent souvent très seuls », ajoute Caroline. L’association sera là pour les soutenir. 
 

Rédaction web avec Laure Philiber 

 

Caroline Bravi, maman de Julian et co-fondatrice de l’association Entre deux mondes

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