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Un vaccinodrome éphémère du côté de la restauration rapide

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Pour faciliter l’accès à la troisième dose à ses 200 employés, une enseigne de restauration rapide bien connue sur le territoire a mis en place, avec la direction de la Santé, un vaccinodrome éphémère dans l’un de ses restaurants.

Publié le 24/01/2022 à 16:40 - Mise à jour le 24/01/2022 à 16:46
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Pour faciliter l’accès à la troisième dose à ses 200 employés, une enseigne de restauration rapide bien connue sur le territoire a mis en place, avec la direction de la Santé, un vaccinodrome éphémère dans l’un de ses restaurants.

Le secteur de la restauration en Polynésie emploie environ 3 000 personnes. Et parmi eux, 2 500 seraient concernées par l’obligation vaccinale. C’est pourquoi une enseigne de restauration rapide en Polynésie a décidé de mettre en place un vaccinodrome au sein d’un de ses restaurants. Une méthode simple et efficace pour les 200 employés venus des quatre coins de Tahiti. “Un bus a été mis en place par le chef d’entreprise pour les déplacements. Cela nous arrange quand on est loin, et on peut venir accompagnés de nos familles et de ceux qui sont volontaires à la vaccination” explique Sharron Afo, déléguée syndicale.

Si la grande majorité du personnel adhère à ce système, la direction a dû faire un long travail d’information et de pédagogie : “Je crois qu’ils (les employés, NDLR) sont un peu perturbés par tout ce qu’ils trouvent sur les réseaux sociaux et ils avaient besoin d’avoir des informations fiables et d’être rassurés, tout simplement” précise Maxime Antoine Michard, directeur général de la chaîne de restaurants à Tahiti.

Également président du syndicat des restaurants, bars et snacks. Maxime avoue aussi que la loi sur l’obligation vaccinale n’a pas facilité les choses : “le texte sur l’obligation vaccinale qui n’était pas très clair n’a pas beaucoup aidé, très honnêtement, parce qu’ils ne comprennent pas le fait que certains ‘subissent’ cette obligation tandis que d’autres n’y sont pas soumis, donc cela crée des tensions dans les restaurants de type traditionnel où tout le personnel n’est pas concerné par l’obligation. Et avec les sanctions qui devraient arriver dans les jours qui viennent, je pense que ça risque de compliquer un peu plus les choses”.

Avec une activité, qui, depuis le mois de décembre semble être sur de bons rails, le patron et délégué patronal redoute l’arrivée d’un pass vaccinal qui, selon lui, pourrait perturber cette bonne dynamique.