lundi 28 septembre 2020
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Un institut de neuropsychologie et neurofeedback à Tahiti

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Le neurofeedback pour contrôler le cerveau. Un nouvel institut a ouvert ses portes à Pirae pour traiter des troubles de l’attention comme l’hyperactivité chez l’enfant, ou encore les difficultés émotionnelles chez l’adulte.

Publié le 12/08/2019 à 14:49 - Mise à jour le 14/08/2019 à 10:10
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Le neurofeedback pour contrôler le cerveau. Un nouvel institut a ouvert ses portes à Pirae pour traiter des troubles de l’attention comme l’hyperactivité chez l’enfant, ou encore les difficultés émotionnelles chez l’adulte.

L’institut Synapse qui a ouvert il y a peu au fenua, est le premier centre en neuropsychologie et neurofeedback de Polynésie. La neuropsychologie, non conventionnée en Polynésie, permet de mettre en application des protocoles selon l’activité cérébrale d’un patient. Cette technique encore marginale en métropole est très développée en Amérique du Nord, en Allemagne ou aux pays bas.

« La neuropsychologie s’intéresse à tout ce qui est du registre de l’évaluation et de la rééducation des fonctions du cerveau. On a créé cet institut pour proposer une nouvelle méthode de rééducation des fonctions cérébrales chez les enfants ou les adultes présentant des difficultés », explique Heiarii Wong, fondateur de l’établissement. Cette méthode permet de travailler sur les troubles de l’attention ou la gestion émotionnelle par exemple mais aussi sur les traumatismes crâniens, accidents vasculaires cérébraux etc.

Tahimana a 8 ans et comme 5 à 7 % de la population infantile, il souffre de troubles de l’attention et d’hyperactivité. C’est à l’école que son comportement a été remarqué. Pour y remédier, le petit garçon a fait un bilan neuropsychologique dans cet institut, le 1er en Polynésie. L’activité électrique de son cerveau a été mesurée et évaluée avant de mettre en place un protocole approprié. « Dans le neurofeedback, on va avoir une analyse quantitative de l’électro-encéphalogramme. On va regarder la quantité des ondes cérébrales dans le cerveau du patient, qu’on va comparer à des patients du même âge pour identifier si certaines zones du cerveau fonctionnent de manière atypique et peuvent être responsables de difficultés attentionnelles par exemple. On va mesure dans un premier temps l’activité électrique du cerveau du patient, et ensuite on va regarder la quantité des zones cérébrales partout sur le cerveau afin d’avoir une cartographie du fonctionnement électrique du cerveau du patient, d’identifier un fonctionnement atypique et c’est ce fonctionnement qu’on va venir réguler en séance. »

Devant une vidéo vue près d’une dizaine de fois, Tahimana apprend à se concentrer sur les détails. S’il dépasse un certain seuil, l’image se coupe. Idem pour la musique qu’il écoute dans un casque. Le principe du neurofeedback est d’apprendre, grâce à des exercices visuels ou auditifs, à brider certains de ces signaux et à en stimuler d’autres. Il peut être utilisé dans d’autres cas comme pour la dyslexie. « On va forcer le patient à garder son attention en comptant tout ce qu’il y a sur la vidéo, en nous disant combien par exemple de bougies, il a vu sur la vidéo. Il sera obligé tout le temps d’être en concentration et être attentif à tout ce qu’il se passe sur la vidéo. Sachant que regarder la vidéo dans son ensemble ne fonctionne pas. Il faut vraiment aller sur le détail. C’est là qu’il arrive à contrôler ses ondes cérébrales. »

La méthode se base un principe de punition et de récompense. En visualisant ses objectifs, le patient réalise qu’il modifie son activité cérébrale. Un mieux-être pour Tahimana qui devient plus attentif. Chez les adultes, les méthodes de neurofeedback sont utilisées pour lutter contre les insomnies ou encore chez des sujets souffrant de stress post traumatiques.

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