mercredi 27 mai 2020
A VOIR

|

Un confinement difficile dans certains quartiers

Publié le

Dans le quartier Hitimahana, à Mahina, la promiscuité peut rendre le confinement difficile. Les foyers sont groupés et ouverts. 150 à 200 personnes vivent ensemble, au quotidien, et ont du mal à rester à l’intérieur de leurs maisons. S'ils connaissent le danger du coronavirus et ne masquent pas leur inquiétude, ce fléau leur semble pourtant encore lointain…

Publié le 25/03/2020 à 15:58 - Mise à jour le 25/03/2020 à 16:07
Lecture 3 minutes

Dans le quartier Hitimahana, à Mahina, la promiscuité peut rendre le confinement difficile. Les foyers sont groupés et ouverts. 150 à 200 personnes vivent ensemble, au quotidien, et ont du mal à rester à l’intérieur de leurs maisons. S'ils connaissent le danger du coronavirus et ne masquent pas leur inquiétude, ce fléau leur semble pourtant encore lointain…

Le confinement pour éviter la propagation du Covid-19, les habitants du quartier Hitimahana en ont entendu parler. Et la police municipale fait régulièrement des rondes pour faire de la sensibilisation, mais difficile de rester chez soi alors qu’ici tout se passe à l’extérieur en journée.

« Rien que chez moi, nous sommes plus de 10, sans compter les mootua. On a tellement l’habitude que nos enfants jouent entre eux, on n’arrive pas à faire autrement. Les mutoi sont venus faire de la prévention deux fois, ils ont dit aux jeunes de ne plus jouer au ballon ensemble… J’ai juste un fils qui travaille. On se cotise entre nous parce que moi, je n’ai rien à part mes allocations. Cela coûte cher 10 personnes à nourrir, et le ma’a a augmenté ! (…) C’est dur pour nous. Heureusement que mes parents ont la retraite. J’ai 7 000 Fcfp d’allocations, mon mari est décédé… On galère. On nous a proposé d’aller dans les maisons en haut, mais on ne peut rien payer. Il va falloir régler le courant, la poubelle, l’eau… Comment on va faire pour avoir encore des sous pour le ma’a ? Ici on ne paie rien à part le ma’a et l’essence pour le groupe électrogène qu’on partage » nous dit Margareth Trakohau.

Dans ce quartier de Mahina, tout le monde vit en collectivité, il est donc difficile de s’isoler chez soi et de changer ses habitudes. « Je ne change pas mon quotidien. Je me baigne à la rivière, je mange mon poisson… Le virus ne nous a pas encore touchés, on ne se sent pas concernés tant qu’on n’a pas de malades chez nous » confie Justine Tahia.

Si le Covid-19 inquiète les habitants du quartier, le danger leur paraît encore lointain… « Je m’inquiète pour les enfants de notre quartier. Si l’un d’eux l’attrape, il va refiler la maladie à tout le monde. On n’arrive pas à les garder isolés. Ils vont chercher les copains, les copines. Je gronde mes enfants pour qu’ils restent à la maison, mais ils ne m’écoutent pas. Pour le moment, je travaille. Mais je ne sais pas quand on va me payer, ni combien de temps. Je suis inquiet. Toute la famille compte sur moi » déclare Tiurai Trakohau.

« On n’a pas l’habitude d’avoir des règles et des contraintes aussi dures que ça. On doit être entre 150 et 200 personnes à habiter toutes ensemble ici. Alors si l’un d’entre nous tombe malade, tout le monde va l’attraper ! Avec ma famille, on se met des règles, mais c’est compliqué de dire aux enfants de ne pas jouer avec les autres. Les enfants, ça veut jouer ! Ils ne comprennent pas pourquoi eux restent dedans et pas les autres. Les mutoi viennent régulièrement nous voir pour nous rappeler les règles. Mais on a tellement l’habitude de la liberté… Le coronavirus m’inquiète, mais on ne se rend pas compte tant que ça n’a pas pris une plus grande ampleur » ajoute un autre habitant.

Le coût de la vie et la nourriture sont les premières préoccupations pour ces habitants qui vivent, pour la plupart, de la pêche.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Opération Résilience : l’A400M a quitté la Polynésie

Arrivé le 25 avril au fenua, l'A400M ATLAS est reparti dimanche 24 mai en direction de la métropole. L'avion était là dans le cadre de l’opération Résilience afin d’apporter un appui et un soutien aux services de l’État et du Pays pour faire face aux conséquences de la crise du Covid-19, mais également soutenir les Forces armées en Polynésie française (FAPF). dans leurs autres missions.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV