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TRE Transport : L’ensemble des salariés en grève

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Des tonnes de coprah dans l’impossibilité d’être déchargées et acheminées. Les 18 salariés de TRE Transport sont en grève et déplorent des contrats revus à la baisse après la reprise de leur société. Ils demandent la prise en considération de la pénibilité de leur travail et campent sur un piquet de grève à Motu Uta depuis ce jeudi matin.

Publié le 22/12/2022 à 19:05 - Mise à jour le 23/12/2022 à 14:11
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Des tonnes de coprah dans l’impossibilité d’être déchargées et acheminées. Les 18 salariés de TRE Transport sont en grève et déplorent des contrats revus à la baisse après la reprise de leur société. Ils demandent la prise en considération de la pénibilité de leur travail et campent sur un piquet de grève à Motu Uta depuis ce jeudi matin.

L’huilerie de Tahiti privée de coprah. L’acheminement des sacs de coprah est suspendu depuis ce jeudi matin. Les salariés de la société TRE transport qui déchargent les sacs de coprah des bateaux et qui les acheminent jusqu’à l’usine sont en grève.

Ils dénoncent ce qu’ils estiment être une perte de leurs acquis sociaux, suite au rachat de l’entreprise pour laquelle ils travaillaient. Une déconvenue à quelques jours de Noël. Le mouvement est suivi par l’ensemble des 18 employés, qui ont installé leur piquet de grève à Motu Uta, près de l’entrée latérale de l’Huilerie de Tahiti. “La revendication principale, c’est la reprise de leur ancienneté par le nouvel employeur. Aujourd’hui, on bloque sur cette demande là parce que l’employeur refuse complètement tout dialogue et refuse l’idée de reprendre les salariés avec leur ancienneté” explique Moeava HELME, représentant de la CSTP/ FO (Confédération des syndicats des travailleurs de Polynésie – Force Ouvrière) qui estime que le transfert s’est fait “assez brutalement.

Les travailleurs les plus anciens exercent cette activité depuis 22 ans. Quant à Charles Mai, cela fait 13 ans qu’il transporte ces arrivages des Tuamotu et il semble déçu de la situation actuelle. “Tout a été remis à zéro” déplore-t-il. Ce ne sont pas des employés à temps plein, puisqu’ils travaillent en fonction de l’arrivée des navires. “Le taux horaire aussi qui a été baissé. Déjà de base, on a un palier à 86 heures. Du coup, avec le taux horaire qu’on avait à 1 100 F, on gagnant à peine 90 000, 100 000. Du coup là, il a baissé le taux horaire à 900 F, on est à 86 000, moins la CPS. On ne va pas aller loin, le coup de la vie, il a monté” explique Charles.

Une baisse de salaire significative et une perte de leurs acquis sociaux qui, estiment les salariés de la société de transport, viennent renforcer leur situation déjà précaire.

Contactés, les gérants de TRE Transport et de l’huilerie de Tahiti n’ont pas souhaité nous en dire plus sur les raisons de la révision de ces contrats. En attendant un accord, les sacs de coprah restent à quai.