vendredi 22 janvier 2021
A VOIR

|

Travaux d’extension : quel avenir pour le conservatoire artistique de Polynésie ?

Publié le

Publié le 29/01/2019 à 15:48 - Mise à jour le 29/01/2019 à 15:48
Lecture 2 minutes

À chaque rentrée, il connaît un véritable engouement et doit même refuser des inscriptions. Le conservatoire artistique de Polynésie a atteint sa capacité maximum avec de plus en plus d’élèves : 1 642 actuellement et 45 professeurs. Conséquence : chaque mercredi et vendredi, son parking est vite saturé. « Les usagers sont obligés de se garer en bord de route, jusqu’à 300 mètres du conservatoire, dans le fond de la vallée » déplore Fabien Dinard, le directeur du conservatoire.

>> Voir aussi : Vidéo – 40 ans du conservatoire : les professeurs donnent le « la »

Deux options sont alors aujourd’hui envisagées : soit une extension à Tipaerui avec l’achat par le Pays d’un terrain voisin d’environ un hectare avec dans ce cas une rénovation des bâtiments actuels. Soit une reconstruction totale sur des terrains ciblés à Mamao ou à Pirae. « La solution la plus facile reste l’extension car le public à l’habitude de venir ici. Et ce qui est bien dans le cas d’une nouvelle construction, c’est qu’on peut partir de zéro et se projeter dans les 30 ans à venir » rajoute Fabien Dinard.

Le conservatoire artistique, c’est 4 sections : arts classiques, arts traditionnels, arts dramatiques et arts visuels. Et avec 50 à 60 élèves par cours de ‘ori tahiti, l’espace des salles de danse est rapidement restreint. Le projet d’extension doit tenir compte des besoins actuels pour chaque activité enseignée.

>> Voir aussi : Vidéo – Une extension du Conservatoire artistique de Polynésie en projet

« Il faut pouvoir accueillir plus d’élèves sur le site même du conservatoire et satisfaire la demande. (…) Si on doit agrandir ou reconstruire le conservatoire, il faut mieux définir nos besoins. (…) Nous avons une réunion vendredi matin pour envisager la suite et commencer à rédiger le cahier des charges. (…) Cela sera dans 2-3 ans réellement que l’on pourra commencer les travaux » déclare Heremoana Maamaatuaiahutapu, ministre de la Culture.

Stéphane Rossini, professeur de batterie est contraint de travailler dans un espace exigu. Difficile pour parfaire la sonorité et enregistrer correctement des morceaux : « On ne peut pas faire beaucoup d’activités en commun car la salle est trop petite. Pour faire de la musique assistée par ordinateur, on a les micros à côté du haut-parleur donc on n’a pas de distance et on ne peut pas bien travailler ».

50 millions de Fcfp sont déjà budgétisés pour lancer des études notamment sur les besoins en surface et lancer un appel d’offres aux cabinets d’architectes. Dans ce projet d’extension, le conservatoire espère intégrer un auditorium de 250 à 300 places afin d’accueillir le public lors de ses spectacles.

Rédaction web avec Thomas Chabrol et Naea Bennett

infos coronavirus