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Transfert de détenus: une opération sous haute surveillance

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Publié le 21/08/2017 à 15:41 - Mise à jour le 21/08/2017 à 15:41
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Des gendarmes armés, un dispositif rodé.  La sécurité est renforcée autour du bus réquisitionné par l’administration pénitentiaire. Dix-neuf détenus quittent Nuutania pour rejoindre la prison de Papeari. Avant leur sortie, les gendarmes procèdent à une fouille minutieuse du véhicule. Le moindre objet contondant est retiré.

Les premiers transferts datent du mois de mai. Petit à petit, Nuutania se vide. Seuls les détenus condamnés définitivement à une peine d’au moins 6 mois ferme rejoignent le nouveau centre de détention avec leurs effets personnels .

Pour assurer la sécurité, les détenus portent des entraves aux pieds. Une vingtaine de surveillant les accompagne dans ce déplacement sous haute surveillance. Une dizaine de militaires et des renforts dont le Groupement de Peloton Mobile assurent la bonne escorte du convoi jusqu’à destination. SI le bus venait à s’arrêter, les moyens militaires sont suffisants, selon la gendarmerie, pour sécuriser le périmètre ou faire face à un incident éventuel.

Les détenus, silencieux durant le trajet sont arrivés en début d’après-midi dans la nouvelle prison. Tour à tour chacun valident les formalités d’écrou. Identité vérifiée, empreintes scannées et affaires personnelles fouillées. 

Ces nouveaux arrivants resteront sept jours en quartier d’évaluation le temps de rencontrer les différents intervenants du centre de détention. Un bilan médical est aussi assuré.

Selon leur profil et leur comportement , les détenus seront ensuite placés dans l’un des deux bâtiments. Le premier avec une régime contrôlé et d’autonomie, le second sous le régime d’autonomie basé sur le respect. Pour y être accepté les détenus doivent valider un nombre d’heures d’activité. 212 détenus sont désormais incarcérés à Papeari.
 

Rédaction Web avec Thomas Chabrol et Sam Teinaore 

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