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Trafic de stupéfiants en mer : un exercice grandeur nature

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L'exercice "Narcopex 2021" est destiné à renforcer les capacités d’interception en mer ainsi que le prévoit le plan de lutte contre l’Ice en Polynésie française, signé le 3 février 2021.

Publié le 31/08/2021 à 15:30 - Mise à jour le 31/08/2021 à 15:39
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L'exercice "Narcopex 2021" est destiné à renforcer les capacités d’interception en mer ainsi que le prévoit le plan de lutte contre l’Ice en Polynésie française, signé le 3 février 2021.

Vendredi 27 août, un exercice d’interception de trafic de stupéfiants par voie maritime a été organisé depuis la frégate Prairial par le commandant de la zone maritime de l’océan Pacifique et des forces armées en Polynésie française, le contre-amiral Jean-Mathieu Reu, sous l’autorité du Haut-commissaire de la République, Dominique Sorain, représentant de l’État en mer.

Cet exercice avait pour objectif de mobiliser l’ensemble de la chaîne interministérielle de lutte contre les trafics de stupéfiants en mer. Cette chaîne implique en effet une coordination étroite entre le Haut-commissariat, la Marine nationale, les douanes, la gendarmerie nationale et le procureur de la République.

(Crédit photo : haut-commissariat de la République en Polynésie française)

Préalablement à cette intervention, le haut-commissaire avait réuni l’ensemble des acteurs pour définir une stratégie d’interception, sur la base d’un scénario fictif mettant en scène un voilier suspect battant pavillon d’un État étranger. Comme le prévoit le droit international de la mer, la scène d’exercice comprenait une demande adressée à l’État étranger du pavillon pour obtenir l’autorisation d’intervenir sur le navire suspect ainsi qu’une demande d’abandon de sa compétence juridictionnelle pour transfert à la France en vue de pouvoir juger les trafiquants.

Ces autorisations ont été fictivement obtenues dans le cadre de l’exercice, puis, les services ont coordonné leurs actions pour intercepter, vendredi matin au lever du jour, le voilier plastron affrété pour l’occasion au large entre Tahiti et Moorea.

(Crédit photo : haut-commissariat de la République en Polynésie française)

Dans la mise en scène de l’exercice, l’équipe de visite du Prairial, avait hélitreuillé la veille à son bord deux experts “fouille” du service des douanes pour être en mesure d’effectuer l’ensemble de la procédure : interception, enquête de pavillon, constatation de l’infraction et -sous le contrôle du procureur de la République- saisie, pose de scellés, mise en place de mesures privatives et restrictives de liberté, déroutement du navire. Puis, avant l’arrivée au quai de Papeete, une équipe de gendarmes de la section de recherche de la gendarmerie nationale a embarqué en mer sur le Prairial. Les gendarmes ont alors procédé, sur décision du procureur, à la remise à l’autorité judiciaire des personnes suspectes et des 75kg de “cocaïne” cachés dans le voilier.

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