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Territoriales : le Syndicat de Promotion des Communes adresse ses doléances aux futurs candidats

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Le syndicat de promotion des communes (SPCPF) a présenté à la presse une liste de ses doléances, adressées aux candidats des prochaines territoriales dans une lettre ouverte. Sans remettre en cause le partenariat avec le Pays et l’État, les communes émettent le souhait être davantage consultées en amont pour mettre en place les projets de développement.

Publié le 01/12/2022 à 17:27 - Mise à jour le 02/12/2022 à 10:28
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Le syndicat de promotion des communes (SPCPF) a présenté à la presse une liste de ses doléances, adressées aux candidats des prochaines territoriales dans une lettre ouverte. Sans remettre en cause le partenariat avec le Pays et l’État, les communes émettent le souhait être davantage consultées en amont pour mettre en place les projets de développement.


C’est une feuille de route en 21 points, destinée à tous les candidats de la prochaine mandature territoriale. Pour la première fois, le syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPCPF) a rédigé une lettre ouverte aux futurs candidats aux élections territoriales.

“Cette lettre ouverte émane de tous les élus municipaux que nous sommes. Cela fait 8 mois que nous avons travaillé sur cette lettre. Aujourd’hui, il est temps d’agir avant le renouvellement de la classe politique l’année prochaine” a indiqué Woullingson Raufauore, maire de Maupiti et invité du journal de TNTV. Une lettre pour leur indiquer “les communes ont quand même des difficultés dans la gestion communale d’aujourd’hui. (…) Nous travaillons parfois, même souvent, dans l’illégalité. Ce que nous souhaitons, c’est de clarifier la position du pays visà-vis des communes”.

La lettre mentionne notamment les points suivants, regroupés autour de trois grands axes que sont l’environnement, le Positionnement institutionnel, le service à la population :

  • Adopter des lois du Pays permettant aux communes d’intervenir au plus près de la population dans les compétences du Pays ;
  • Adopter une détaxe sur les hydrocarbures destinés aux services de collecte des déchets ;
  • Co-élaborer les schémas stratégiques avec les communes : eau potable, assainissement, eau pluviale, déchets, énergie, aménagement… ;
  • Co-élaborer le statut des taties dans les écoles primaires.

Ces 3 axes de développement ont été abordés par des groupes de travail depuis le mois de février.

À deux ans de l’échéance du CGCT, la gestion des déchets et plus largement le coût de ces nouvelles des compétences reste à optimiser.

“C’est vrai que ce sont des compétences assez lourdes que l’on nous a transférées en 2004, mais on l’assume aujourd’hui, affirme Cyril Tetuanui, président du SPCPF. Le monde communal souhaite avoir une étude sur le coût réel de ces compétences là”.

Le SPCPF veut avancer sur l’adoption d’une détaxe sur les hydrocarbures destinés aux services de collecte des déchets (Crédit photo : TNTV)

Dans le triptyque État-Pays-communes, le SPCPF demande aux candidats que le monde communal soit écouté, pour améliorer les liens institutionnels, notamment sur des évolutions règlementaires.
Dans la liste des doléances, il est effectivement demandé une révision de certaines lois du pays.

“Juridiquement, on (les tavana) est hors-la-loi, précise M. Tetuanui. Le social, on le fait naturellement, parce que c’est la population. Dès qu’il y a un problème, la population vient voir le maire. Ce sont ces actions que l’on veut régulariser juridiquement pour ne pas être poursuivis”.

Fiscalité, schémas stratégiques, services publics : à 5 mois des territoriales, les communes se positionnent donc, bien que la démarche se veuille apolitique, selon le président du syndicat.

La lettre ouverte du SPCPF est à retrouver ci-dessous :