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Terainui Hamblin Ellacott : “Je veux croire que mon petit frère Sandy n’est pas mort pour rien !”

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Publié le 13/09/2018 à 7:52 - Mise à jour le 13/09/2018 à 7:52
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Ils s’appellent Hiti, Maite, Nadia ou encore Rani et Wilfred. Tous ont décidé de dire stop à toutes les formes de violence en Polynésie française. Ces derniers ont répondu à l’appel de Terainui Hamblin Ellacott, sœur de Sandy Ellacott qui a été battu à mort à Bora Bora en 2015. Trois ans après le drame, l’aînée de Sandy a décidé de poster une photo d’elle en noir et blanc sur Facebook avec ce message : “Je m’appelle Terainui, mon frère a été tué par des coups d’une extrême violence en septembre 2015. Aujourd’hui je dis STOP à la violence en Polynésie française. Je dis ça suffit et je dénonce.”

Terainui Hamblin a invité tous ceux qui le souhaitent à en faire de même. Le mouvement a été suivi. Depuis plusieurs jours, sur Facebook, à la faveur du hashtag : #stopalaviolenceenpolynesie, de nombreux messages fleurissent pour témoigner de scènes de violence et demander leur arrêt. Terainui Hamblin Ellacott expose : “J’ai lancé cet appel cette année parce qu’avant, je n’en avais pas la force. Mais il y a trois semaines, j’ai lu dans la presse une histoire identique à celle de mon frère, toujours à Bora Bora. La personne n’est pas décédée mais il a eu de graves blessures. L’histoire de mon frère a été très médiatisée, mais rien n’a changé… C’est même pire !”

La soeur de Sandy Ellacott a décidé de se mobiliser sur les réseaux sociaux. Selon elle, c’est une des meilleures solutions pour que la parole se libère, pour que les gens témoignent et pour que la violence ne soit plus tabu. “Je n’ai pas de solution miracle, je ne suis pas superwoman mais j’ai eu l’idée de ce groupe (NDLR : Stop à la violence en Polynésie française) pour que les gens puissent parler. Il faut qu’on arrête de se taire… Si personne ne dit rien, on va continuer comme ça. C’est un cri d’alerte !”

Terainui Hamblin Ellacott affirme avoir reçu de nombreux témoignages de personnes, surtout de femmes, victimes de violences verbales, physiques ou sexuelles et qui n’osent en parler. Elle espère les fédérer autour d’elle pour monter un comité et aller à la rencontre des autorités. La Polynésienne lance : “Je veux croire que mon petit frère Sandy n’est pas mort pour rien !”

Rédaction web 

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