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Te Rima O Te Here au chevet des malades polynésiens en métropole

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Publié le 18/05/2016 à 9:57 - Mise à jour le 18/05/2016 à 9:57
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Une association a récemment vu le jour en métropole. Te Rima O te Here a pour but d’accompagner et de soutenir les patients polynésiens et leur entourage. À l’origine de cette initiative : Hereata Toti. La présidente de l’association raconte qu’elle a été particulièrement touchée par la situation des Polynésiens évasanés en métropole. “J’ai été touchée par l’histoire d’un enfant polynésien atteint d’une leucémie.  En le visitant à l’hôpital Robert Debré à Paris je me suis rendu compte qu’il n’était pas le seul à être hospitalisé pour cette maladie. Et que d’autres enfants étaient présents  avec un parent.  J’ai de suite été interpellée par des besoins primaires ( alimentaire, vestimentaires). Cette situation de précarité m’a bouleversée. Comment faire face à l’annonce de la maladie de son enfant ? Comment quitter en urgence le fenua sans soutien financier durable ? Comment faire face au besoin de sécurité (psychologique) et alimentaire dans des situations de solitudes extrêmes ? J’ai également accompagné des personnes adultes et tous ces événements m’ont poussé à créer cette association. Je ne pouvais rester insensible à la détresse des miens”, confie-t-elle. 
 
Depuis janvier, les membres de Te Rima O Te Here mènent donc diverses actions de sensibilisation et d’accompagnement. L’association a été officialisée fin avril. Ses membres sont présents dès l’arrivée des malades en métropole afin de les guider et de leur apporter un soutien moral. Mais cela ne s’arrête pas là. Un pôle administratif est disponible pour conseiller les patients, les aider à rédiger des documents, courriers, et faciliter leurs déplacements. 

Te Rima O Te Here s’est également donnée pour but de maintenir le lien entre les patients et leur famille. En métropole, les malades polynésiens ont souvent du mal à communiquer avec leurs proches restés au fenua. L’association a donc permis à des patients d’acquérir des tablettes et smartphones sous le prix de la cote. Elle leur a ensuite mis à disposition des puces.

Une autre partie du travail de l’association, et non des moindres, concerne l’aspect financier. “Certaines familles partent en catastrophe et il arrive souvent qu’elles n’aient pas pu solliciter leurs banques ou le service social pour le régime RST afin de bénéficier d’une aide d’urgence ponctuelle. Chaque patient, quel que soit son régime se retrouve en difficulté”, explique Hereata.
Te rima o Te Here s’est donc donnée pour mission de rechercher des dons afin de répondre aux besoins des familles. L’association reçoit de nombreux soutiens comme celui de l’association des étudiants de Polynésie française (AEPF) de Toulouse, ou encore de militaires. 

Pour aider un maximum de malades, l’association a besoin de soutien financier, mais également de se faire connaître. Les messages de soutien aux familles sont également les bienvenus sur la page Facebook de l’association. 

Manon Kemounbaye

Vous pouvez contacter l’association via Facebook. Cliquez ICI
Si vous souhaitez les soutenir, l’adhésion est de de 8 euros soit 954 Fcfp / an.

 

 

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