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Te Ha’apura’a : un toit pour les SDF depuis deux ans

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Publié le 02/09/2015 à 12:45 - Mise à jour le 02/09/2015 à 12:45
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Le centre d’hébergement de nuit de Papeete a ouvert ses portes il y a deux ans, pour accueillir les sans-abris de la capitale. Le bâtiment avait été aménagé avec trois dortoirs, un réfectoire, un bloc sanitaire et une cuisine collective. Les lieux sont devenus pour certains, un refuge permanent leur permettant de dormir sous un toit. Le centre a une capacité de 50 places et il est actuellement plein. Une trentaine de sans-abris y vivent de façon permanente. Les raisons de cette situation sont souvent les mêmes : accident de la vie, perte d’emploi ou rupture avec leur milieu familial.

L’un des pensionnaires confie qu’il a trouvé une place au centre d’hébergement d’urgence de Tipaerui il y a 2 ans. La perte d’un emploi et une séparation l’y ont conduit, alors qu’il était au plus bas. Avec l’aide de l’équipe éducative, l’un des sans domicile fixe a mené un projet de reconversion et a obtenu un CAE dans la menuiserie.

Le centre d’hébergement de nuit Te Ha’apura’a leur permet d’avoir des repas chauds et un lieu pour dormir. C’est aussi un lieu d’échanges, qui leur permet de recréer du lien social. Ces locataires en situation précaire sont principalement des hommes. Mais l’association Te Torea vient aussi en aide à une vingtaine de femmes et parfois même des familles en grandes difficultés.

L’une des SDF est hébergée au centre depuis le mois de novembre, suite a un conflit avec la belle-famille de sa fille. C’est la seule métropolitaine hébergée par le centre. “Pour moi, c’est une phase difficile, il faut rebondir. Là, ça commence à se décanter parce qu’on a quand même des ouvertures, des insertions professionnelles avec la mairie. Donc là justement, je suis en train de voir pour ça. Et ça nous permet de pas se retrouver comme ça dans la rue, et de ne pas sombrer.“, explique-t-elle.

Ces hommes et ces femmes ont tous leurs propres histoires et leurs difficultés. Au centre, ils ont appris à se respecter les uns les autres. Au total, 162 personnes ont été accueillies depuis l’ouverture du centre.
Certains sans-abris n’y ont fait qu’un passage transitoire avant de retourner dans leur famille. Certains choisissent aussi de retourner dans la rue.
 

Rédaction web (Reportage Thomas Chabrol)

Claudino Vivish, responsable du centre d’hébergement de nuit de papeete

Interview d’une sans domicile fixe

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