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Taha’a touchée par la loque américaine

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Publié le 17/10/2018 à 15:35 - Mise à jour le 17/10/2018 à 15:35
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Les apiculteurs de Taha’a sont en rogne. Mercredi, le conseil des ministres a pris un arrêté constatant que l’île Vanille est infestée par la loque américaine. Conséquence : le miel de Taha’a peut seulement être exporté dans les îles reconnues infestées, soit uniquement Tahiti, Moorea, Huahine, Raivavae, Tubuai, et aucune autre, comme le stipule les règles de biosécurité. Aussi, tous les articles réglementés, tels que les abeilles, miel, gelée royale, propolis, pollen collecté par les abeilles, cire d’abeille ou matériel apicole, doivent être soumis à inspection ou traitement.
 
Pour certains apiculteurs, c’est tout simplement les pousser au chômage. « Mettre un arrêté pour toute l’île de Taha’a, je ne suis pas d’accord, s’énerve Manutea Moutame, apiculteur de Taha’a. Ce n’est pas à cause de certains apiculteurs qui ne suivent pas correctement leurs ruchers que les autres vont en pâtir ! »
 
À qui la faute ? Là n’est plus la question. Pour beaucoup, l’urgence est de trouver des solutions, car la propagation de la maladie entraînerait de lourdes pertes de production de miel. « Ce n’est pas la peine de se cacher, il y a la loque américaine, lance Joël Hahe, adjoint au maire de Taha’a. Maintenant, il faut réagir et dans le bon sens, en évitant de faire du trafic inter-île. Il faut arrêter. C’est l’activité apicole qu’il faut sauver maintenant. »
 
Pour l’heure, aucun commerçant de Raiatea n’a reçu de consigne particulière pour retirer ou non le miel de Taha’a de leurs rayons. Manutea Moutame est consterné par la situation et craint à présent pour son activité. « En tant qu’apiculteur, je fournis pratiquement 90 % de ma production de miel sur l’île de Raiatea. Aujourd’hui je pose la question : mais comment je fais ? »
 
Depuis la relance du secteur, plusieurs exploitations ont vu le jour à Taha’a. Quel est leur devenir désormais ? Combien de temps les apiculteurs devront attendre avant que le statut d’île infestée ne soit levé. Les interrogations sont nombreuses.
 
 

Rédaction Web avec Rony Mou-Fat

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