mardi 24 novembre 2020
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SYMEPOL : un premier syndicat pour l’événementiel en Polynésie

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La filière évènementielle se structure. Un nouveau syndicat voit le jour. Appelé SYMEPOL, il veut fédérer et encadrer le secteur. Un secteur en très grande difficulté depuis le début de la crise, avec les événements annulés qui s’enchaînent...

Publié le 28/08/2020 à 16:44 - Mise à jour le 28/08/2020 à 16:51
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La filière évènementielle se structure. Un nouveau syndicat voit le jour. Appelé SYMEPOL, il veut fédérer et encadrer le secteur. Un secteur en très grande difficulté depuis le début de la crise, avec les événements annulés qui s’enchaînent...

Alors que le déconfinement avait fait espérer un temps les acteurs de l’événementiel, ils n’entrevoient pas plus d’espoir pour les mois à venir. Le syndicat s’apprête à rencontrer le gouvernement dans quelques jours pour évoquer le sujet : « on espère qu’ils arrivent à comprendre la détresse qu’on n’a pas su exprimer il y a quelques mois parce qu’on voyait du positif derrière, et que là, ils se rendent compte que les mois qui vont venir, vont être très compliqués pour nous » nous dit Jérôme Loisel, président du syndicat des métiers de l’évènementiel en Polynésie française.

Jérôme Loisel (Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

« La première mission de ce nouveau syndicat, c’est de recruter des professionnels de l’événementiel, qu’ils soient patentés ou en société, pour arriver à échanger et pour fédérer, et derrière, arriver avec l’administration à ce qu’on ait des codifications et structurer un peu notre secteur. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, par exemple à la CPS, nous sommes enregistrés en tant qu’agences de publicité, ce qui n’est pas du tout notre métier. Les codifications qu’il y a la chambre de commerce sont différentes de celles à la DICP. Donc aujourd’hui il faut qu’on structure ce métier, ce secteur qui est un secteur à part entière, et qui n’a rien à voir avec les cases dans lesquelles on nous met » indique Jérôme Loisel.

On dénombre un peu plus de 500 évènements par an au fenua qu’ils soient culturels, professionnels, sportifs etc.. « Et hormis ces événements qui sont produits ou organisés par des sociétés événementielles avec les acteurs qui sont autour, c’est beaucoup de petites mains -sans être péjoratif- qui vont travailler autour d’un événement, comme par exemple des agents de sécurité, des femmes de ménage, des chargés de prévention en sécurité… » précise le président du syndicat.

« On avait espoir à la fin du confinement de pouvoir retravailler tout à fait normalement, donc c’est pour ça qu’on s’était peu manifestés jusqu’à présent, mais malheureusement, à ce jour, on a très peu de visibilité. On ne sait pas si on peut exercer la semaine prochaine, dans un mois, dans six mois… Et des événements se préparent longtemps à l’avance… Donc là, on est quasiment à l’arrêt. C’est plus de la moitié du chiffre d’affaire de l’année de chacune des entreprises qui est totalement impactée » déplore-t-il.

Pour ceux qui souhaiteraient rejoindre le syndicat ou pour obtenir plus d’informations, se rendre sur la page Facebook SYMEPOL ou écrire à l’adresse : [email protected].

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