mercredi 1 décembre 2021
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SWAC : la troisième et dernière phase d’installation en cours

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La troisième phase de la pose du SWAC a été entamée mardi. Cette dernière partie est la plus périlleuse puisqu’il s’agit d’immerger la conduite sur les 2,4km restants, jusqu’à 900m de profondeur. Des travaux difficiles qui ont nécessité l’utilisation de robots sous-marins. Au total, la conduite est longue de 3,8 km. C’est le plus grand SWAC du monde, le troisième de Polynésie après Tetiaroa et Bora Bora.

Publié le 12/06/2021 à 17:15 - Mise à jour le 13/06/2021 à 12:19
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La troisième phase de la pose du SWAC a été entamée mardi. Cette dernière partie est la plus périlleuse puisqu’il s’agit d’immerger la conduite sur les 2,4km restants, jusqu’à 900m de profondeur. Des travaux difficiles qui ont nécessité l’utilisation de robots sous-marins. Au total, la conduite est longue de 3,8 km. C’est le plus grand SWAC du monde, le troisième de Polynésie après Tetiaroa et Bora Bora.

Au large du Taaone, la conduite longue de 2,4km du système de climatisation par eau naturellement froide est en place et prête à être immergée grâce à des blocs de bétons. C’est un remorqueur qui se charge d’effectuer cette opération périlleuse. Le personnel est sur le pied de guerre. La veille, un câble a cassé et le VOS Champion a dû faire le tour de Moorea toute la nuit en traînant la conduite, pour éviter les torsions. Mais ce jour-là, la météo est favorable.

“Comme vous le voyez sur le quai du remorqueur, on travaille avec de l’air comprimé et les moyens sont mis en face pour que l’opération se passe bien. Mais les gros risques, ce sont les risques météo vu la longueur de la conduite et aussi la coordination de l’opération. Sur le plan d’eau, il y a une douzaine d’embarcations en plus du remorqueur principal”, explique Roy Issa, chef de projet pour Géocéan.

“On a une route bien précise pour le couler en S donc il faut faire attention à ne pas le plier et à le descendre exactement au bon endroit parce qu’après il va falloir le connecter avec la section 2 qui est déjà immergée au milieu de la passe”, indique de son côté Nicolas Brigato, directeur de la société Tiaimoana

Le coulage va durer toute une nuit. Une fois la conduite bien positionnée au fond, des plongeurs raccordent les sections. Les travaux de fixation au fond devraient durer un mois. Un long travail de pause des différents éléments pour Nicolas Brigato : “on a les anodes à poser, on a les chaînes à poser qui retiennent puisqu’il y a deux mois, on a posé les pieux au niveau de la passe, donc on doit relier ces pieux aux tuyaux par des chaînes et des tendeurs pour pouvoir les retenir. On a des ancres aussi à poser, des ancres écologiques”.

La bonne météo a permis de prendre de l’avance. Mais il restera aussi des travaux à terre. L’ensemble devrait s’achever en octobre. Le SWAC permettra de climatiser le CHPF. A terme, il offrira la possibilité d’économiser 10 à 12 gigawatt/heure par an, ce qui équivaut à environ 2% de la consommation électrique de l’ensemble de l’île de Tahiti.

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