samedi 24 octobre 2020
A VOIR

|

Suspicion de viol dans un hôtel : des associations dénoncent l’attitude d’un syndicat

Publié le

Et au chapitre social, O Oe To Oe Rima est aujourd’hui la cible de vives critiques d’associations de défense des droits des femmes . Le syndicat à l’initiative d’un mouvement de grève à l’Intercontinental de Moorea, exige la réintégration de 4 agents mis à pieds car suspectés du viol d’une de leur collègue. Inadmissible pour les associations qui montent au créneau. Le secrétaire général du syndicat reste quant à lui droit dans ses bottes.

Publié le 04/09/2019 à 16:37 - Mise à jour le 05/09/2019 à 10:14
Lecture 2 minutes

Et au chapitre social, O Oe To Oe Rima est aujourd’hui la cible de vives critiques d’associations de défense des droits des femmes . Le syndicat à l’initiative d’un mouvement de grève à l’Intercontinental de Moorea, exige la réintégration de 4 agents mis à pieds car suspectés du viol d’une de leur collègue. Inadmissible pour les associations qui montent au créneau. Le secrétaire général du syndicat reste quant à lui droit dans ses bottes.

Il y a des revendications qui ne passent pas. Mardi, l’association Vahine Orama et l’Union de femmes francophones d’Océanie ont adressé des communiqués aux différentes rédactions, car elles sont ulcérées des demandes de O Oe To Oe Rima.

A l’initiative d’une grève à l’hôtel intercontinental de Moorea, le syndicat fait peser dans les négociations la réintégration de 4 salariés. Or ces agents ont été mis à pied car l’une de leur jeune collègue les accuse de viol sur le lieu de travail. Les faits remontent au mois de juillet. Cette revendication fait donc bondir les associations. « En tant que femmes, on ne peut pas admettre qu’on fasse ça : une grève parce que des agresseurs ont été mis à pied… Non ! S’ils ont des revendications salariales ou de travail, pas de problème. On ne mélange pas ça. Mais qu’ils laissent faire la justice pour cette jeune dame. C’est choquant parce qu’ils doivent protéger tout le monde : hommes, jeunes, papas, mamans, et surtout jeunes femmes », estime Irmine Tehei, présidente de l’Union des femmes francophones d’Océanie.

« Qu’ils laissent faire la justice pour cette jeune dame »

Irmine Tehei, présidente de l’Union des femmes francophones d’Océanie

Contacté, le secrétaire général de O Oe To Oe Rima réaffirme, lui, son soutien aux quatre employés visés par la plainte. Et il estime être dans son rôle de défense des intérêts des salariés. « Aujourd’hui on accuse, mais derrière eux aussi ils ont des familles, souligne Atonia Teriinohorai, secrétaire général du syndicat O Oe To Oe Rima . Nous on a demandé à la direction d’abord d’attendre la décision de mise à pied mais qu’ils soient rémunérés et une fois que la justice aura confirmé ou non, à ce moment, la décision sera tombée »

Pour la direction du groupe hôtelier, les quatre agents ne sont pour l’heure pas sanctionnés mais font l’objet d’une mise à pied conservatoire. Une procédure obligatoire en raison de la gravité des accusations. « On a fait ce qu’on doit faire dans ce genre de situation : qui était la mise en sécurité et fournir un lieu de travail sécurisé. On va entendre ces 4 personnes pour avoir un maximum d’éléments et comprendre ce qui s’est passé », annonce Guillaume Epinette, directeur régional du groupe Intercontinental.

Comprendre ce qui s’est passé ? C’est ce à quoi s’attellent les gendarmes. Car une enquête, sur le plan pénal cette fois, a été ouverte par le parquet de Papeete.  

infos coronavirus