Sur les traces des premiers travailleurs chinois de Polynésie à Atimaono

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Le consul de Chine en Polynésie et des membres de l’association Hein Taina et Si Ni Tong se sont rendus, samedi, à Atimaono, pour découvrir les vestiges de l’exploitation de cannes à sucre qui s’y trouvait. Créée en 1857, elle a accueilli les premiers Chinois du fenua, venus de l’empire du milieu pour y travailler dans des conditions difficiles.

Publié le 19/11/2023 à 15:59 - Mise à jour le 19/11/2023 à 23:05

Le consul de Chine en Polynésie et des membres de l’association Hein Taina et Si Ni Tong se sont rendus, samedi, à Atimaono, pour découvrir les vestiges de l’exploitation de cannes à sucre qui s’y trouvait. Créée en 1857, elle a accueilli les premiers Chinois du fenua, venus de l’empire du milieu pour y travailler dans des conditions difficiles.

La visite, organisée par l’actuel exploitant des lieux, a débuté par une étape sur le tombeau dans lequel 800 travailleurs chinois reposent. « À l’époque, on les enterrait comme ça », explique David Moux, le responsable des lieux.  

Après un moment de recueillement, les visiteurs ont pu découvrir les vestiges de la distillerie, des machines d’un autre âge, comme sorties d’une époque oubliée. « Cela me fait revivre un peu ma jeunesse », sourit Delphine Cheung qui réside à Papara. « Mon oncle cultivait dans la vallée. C’est dommage que ce soit un peu à l’abandon. On pourrait en faire quelque chose de beau pour le montrer aux touristes », ajoute-t-elle.

« On est très impressionnés, mais en même temps très émus, car cette histoire remonte à plus de 150 ans. On est témoin de la contribution des Chinois à l’époque », déclare le consul de Chine en Polynésie, Tian Lixiao. (Crédit TNTV)

Dans le groupe de visiteurs : le consul Tian Lixiao, venu marcher sur les pas de ses premiers compatriotes à avoir résidé en Polynésie, dans des conditions difficiles. « Je suis très content de pouvoir visiter ce site. On est très impressionnés, mais en même temps très émus, car cette histoire remonte à plus de 150 ans. On est témoin de la contribution des Chinois à l’époque », déclare le diplomate.

Le terrain qui abrite le site est situé sur une terre domaniale. L’organisateur de la visite et l’association Si Ni Tong souhaiteraient le réhabiliter pour en faire un centre d’intérêt touristique. Car l’histoire des premiers chinois de Polynésie est encore trop peu connue.  

« Il faudrait une petite équipe qui viendrait une fois par mois pour nettoyer (…) Ce serait pas mal pour les jeunes de connaître d’où ils viennent », conclut David Moux.

Les vestiges de la distillerie sont toujours présents sur le site. Des machines d’un autre âge, comme sorties d’une époque oubliée. (Crédit: TNTV)

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