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Standard & Poor’s : la note de la Polynésie révisée à la baisse

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Publié le 18/05/2015 à 12:34 - Mise à jour le 18/05/2015 à 12:34
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Standard & Poor’s (S&P) est une agence de notation américaine. Elle fait l’analyse des marchés financiers, boursiers ou encore de solvabilité des états. La note accordée à la Polynésie reste à BB+, mais passe d’une perspective « positive » à « table ». Selon un communiqué, « la recomposition en cours du paysage politique polynésien ainsi qu’une économie toujours fragile rendent désormais plus probable la réalisation de notre scénario central. » Selon l’agence, l’endettement poursuit sa croissance et les performances budgétaires s’améliorent moins rapidement.

Le retour au financement du régime de solidarité et la réforme fiscale de l’été 2013 sont deux bonnes initiatives, selon S&P : « nous estimons que les décisions prises dès lors (dès juillet 2013, NDLR) en matière budgétaire jusqu’à l’acceptation récente du retour temporaire de l’État au financement du RST témoignent, selon nous, de la volonté de la Polynésie française de consolider les équilibres budgétaires de la collectivité tout en relançant l’économie locale. » Selon l’agence, l’aide financière de l’État au régime de solidarité « devrait aider la Polynésie à afficher des dépenses de fonctionnement (hors FIP) stables au cours de la période 2015-2017. »

« La recomposition en cours des équilibres politiques à l’assemblée (le groupe Tapura Huiraatira) pourrait ouvrir une nouvelle période d’instabilité politique dont les répercussions pourraient être négatives, notamment sur le rythme de la reprise économique », affirme
Standard & Poor’s.

L’agence de notation confirme la dette directe de la Polynésie devrait croître jusqu’à 113 % des recettes de fonctionnement à fin 2017 (contre 102 % à fin 2014). Une détérioration financière de la protection sociale généralisée est un également un « facteur de risque à moyen terme » selon S&P.

« La Polynésie française devrait être en mesure de contenir des besoins de financement et la progression de son endettement au cours des deux prochaines années, et ce, malgré un contexte marqué par une situation économique encore fragile et des incertitudes politiques ».

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