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Situation critique pour l’AEPF de Paris

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SOCIAL - Le bureau de l’Association des étudiants de Polynésie française (AEPF) qui rassemble de moins en moins de membres n’arrive pas à gérer les problèmes de son foyer : un appartement en plein cœur de Paris de 55m2 dont les charges sont colossales et des dettes qui s’accumulent… Plusieurs bureaux successifs ont tenté de le vendre ou de le rétrocéder au Pays, en vain.

Publié le 15/04/2019 à 14:56 - Mise à jour le 18/06/2019 à 15:07
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SOCIAL - Le bureau de l’Association des étudiants de Polynésie française (AEPF) qui rassemble de moins en moins de membres n’arrive pas à gérer les problèmes de son foyer : un appartement en plein cœur de Paris de 55m2 dont les charges sont colossales et des dettes qui s’accumulent… Plusieurs bureaux successifs ont tenté de le vendre ou de le rétrocéder au Pays, en vain.

Membre de l’association depuis 18 mois, Jérémie Stene, un jeune Marquisien étudiant à la Sorbonne, a été propulsé président de l’AEPF Paris en décembre dernier. Et au lieu de gérer les cours de danse ou les repas caritatifs de ma’a tahiti et autres bringues de son âge, il se retrouve face à la gestion de cet appartement.

“L’AEPF Paris doit payer toutes les charges de copropriété, les taxes, les factures… ce qui fait que pendant toute une année, le bureau de doit s’occuper de payer toutes ces charges et du coup, il ne peut pas s’occuper de faire des activités pour les jeunes Polynésiens, les adhérents. En moyenne, cela représente entre 4 000 et 6 000 euros, selon les années. C’est colossal et on peut pas payer ces charges” explique-t-il.

Surtout que l’association n’utilise plus l’appartement depuis des années, mais elle se réuni non loin de là à la délégation de la Polynésie française. Une situation qui date depuis de nombreuses années déjà. En 2015, les députés et même le président du foyer à l’époque s’étaient penchés sur la question épineuse… “Le but est que le territoire puisse revendre ce bien, et nous permettre d’avoir un autre lieu adéquat à nos activités” nous dit Kenji Liss, secrétaire adjoint de l’AEPF en 2015.

Quatre ans plus tard, la situation n’a donc pas évolué. Elle a même empiré : “Tous les ans, le bureau change, ce qui fait qu’il n’y a pas de suivi du dossier du foyer, de tous les problèmes qu’il y a au sein de l’AEPF… Et donc, petit à petit, on se rend compte que la situation ne s’arrange pas du tout, bien au contraire. Ce qui fait qu’on a de moins en moins de membres au sein de l’AEPF. C’est un problème qui nous coule” poursuit le président de l’Association.

Nicole Sanquer, qui était à l’époque Ministre de l’Education au Fenua et est aujourd’hui députée, assure avoir pourtant fait ce qu’il fallait : “J’avais préconisé qu’on choisisse un lieu beaucoup plus adapté, qu’on le prenne en location et non en vente. C’est la proposition que j’avais fait aux étudiants. Je sais que la rétrocession était en cours, mais je n’ai pas été suivie par le président de l’époque qui ne voulait pas de cette proposition, donc depuis, je ne sais pas ce qui s’est passé”.

Mais alors que va devenir ce boulet aux pieds des étudiants tahitiens d’île-de-France ? Selon eux, seul le Pays peut aujourd’hui répondre à cette question…

Rédaction web avec Eric Dupuy et Marie Segalas

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