Sinistrés en 2017, les habitants du quartier Nahoata « toujours inquiets » en temps de fortes pluies

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L’annonce de jours à venir particulièrement pluvieux, avec la présence de dépressions dans la région, ravive de mauvais souvenirs pour les habitants du quartier Nahoata, à Pirae. En 2017, la rivière du même nom était sortie de son lit, occasionnant d’importants dégâts. 7 ans plus tard, il y a « toujours cette inquiétude ». « Je vis dans l’angoisse, dans la crainte », témoigne une résidente.

Publié le 05/02/2024 à 14:34 - Mise à jour le 05/02/2024 à 14:34

L’annonce de jours à venir particulièrement pluvieux, avec la présence de dépressions dans la région, ravive de mauvais souvenirs pour les habitants du quartier Nahoata, à Pirae. En 2017, la rivière du même nom était sortie de son lit, occasionnant d’importants dégâts. 7 ans plus tard, il y a « toujours cette inquiétude ». « Je vis dans l’angoisse, dans la crainte », témoigne une résidente.

Dans le quartier Nahoata personne a oublié le 22 janvier 2017. La crue de la rivière avait emporté ce jour-là des véhicules et inondé et/ou endommagé plusieurs centaines d’habitations. Alors que le ciel est particulièrement chargé, depuis ce lundi sur Tahiti, et que les jours qui viennent le seront probablement tout autant, les habitants craignent de revivre un scenario similaire. Et ce, malgré le fait que d’importants travaux d’aménagement ont été réalisés dans la zone ces dernières années.

« L’évènement m’a beaucoup marquée. Dès qu’il pleut, je vis dans l’angoisse, dans la crainte », témoigne Vanessa Iriti dont le fare surplombe la rivière. « Même s’il y a eu des aménagements de faits, cela ne me rassure pas. La force de la nature, on ne la maîtrise pas. Ça peut dégénérer et faire des dégâts. L’eau peut vite prendre de la hauteur, comme de la puissance », ajoute-t-elle.  

Cay Tinirau, autre résident du quartier, est, lui, plutôt confiant, estimant que le quartier est aujourd’hui sûr « à 90 % ». « 2017, c’est une catastrophe que l’on ne veut pas revivre », dit-il.

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« Je ne veux pas m’épuiser non plus »

Vanessa, une habitante du quartier.

Principale inquiétude pour les riverains : d’éventuels troncs d’arbres et autres branchages qui pourraient obstruer la rivière en amont de la vallée. « Quand je vois des troncs passer, je suis inquiète. J’essaye avec mes moyens de les mettre de côté si je peux. Je fais avec. Je ne veux pas m’épuiser non plus », souffle Vanessa Iriti.

Celle-ci explique « rester en alerte » dès qu’elle « entend des vibrations » venant de la rivière : « Il y a aussi cette odeur de boue, de vase, qui remonte. Elle me fait être vigilante ».

Son époux étant hémiplégique, difficile pour elle et les siens de se rendre chez des membres de la famille, dans des zones plus sûres : « C’est assez compliqué, mais s’il faut que je parte pour me mettre en sécurité, je le ferais. Si je ne peux pas et que je vois que la rivière ne se déverse pas trop, je resterais et j’attendrais ».

Et la mère de famille de conclure : « Je me dis que ça ira bien. Mais au fond de mon cœur, j’ai toujours cette inquiétude ».

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