mardi 1 décembre 2020
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Sécurité : les cyclistes appellent les automobilistes à la vigilance sur les routes de Tahiti

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Dimanche dernier, une jeune cycliste a été percutée par un automobiliste alors qu’elle s’entraînait avec son père. L’accident s’est déroulé à Mahina et a crée une vive émotion sur la Toile. Si ce type d’accident arrive rarement, la cohabitation entre cyclistes et voitures n'est pas toujours simple sur les routes du fenua...

Publié le 25/08/2020 à 16:39 - Mise à jour le 25/08/2020 à 16:44
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Dimanche dernier, une jeune cycliste a été percutée par un automobiliste alors qu’elle s’entraînait avec son père. L’accident s’est déroulé à Mahina et a crée une vive émotion sur la Toile. Si ce type d’accident arrive rarement, la cohabitation entre cyclistes et voitures n'est pas toujours simple sur les routes du fenua...

Certains automobilistes l’oublient parfois, mais les comportements à risques sont condamnés par le code de la route. Pour rappel : les cyclistes ont le droit de circuler à 2 de front, les automobilistes doivent réduire leur allure et s’écarter d’un mètre minimum d’un vélo pour les dépasser. « Notre message c’est de respecter les cyclistes, respecter la distance de sécurité qui est d’un mètre et 1.5 mètre hors agglomération, réduisez votre allure parce que les automobilistes sont censés réduire l’allure avant de dépasser les automobilistes. C’est marqué dans le Code de la route et c’est condamnable, rappelle Poerava Van Bastolaer, cycliste du Club AS Pirae Cyclisme. J’ai recommandé aux cyclistes de porter des GoPro. C’est désolant d’en arriver à ce stade. Ils sont confrontés à des situations à risque. Il faut absolument que les cyclistes filment la scène pour qu’on puisse récolter les vidéos, les plaques d’immatriculation et transmettre le tout à la gendarmerie. C’est le seul moyen pour assurer la sécurité des cyclistes. »

Mais selon Poerava, ce ne serait pas ces comportements les plus dangereux, mais plutôt, les automobilistes qui ont du mal à partager la route : « Certains conducteurs ne nous voient pas. Ils ne sont pas conscients qu’on est là. Donc c’est plus sécurisant de rouler en groupe que de rouler isolé, tout seul. (…) Il faut faire de la prévention, répéter, rabâcher. Après, nous on dénonce les autres automobilistes qui ont l’intention de frôler les cyclistes. Eux c’est autre chose. C’est ceux là qui sont dangereux. Ils le font exprès. Ils frôlent les cyclistes de manière à faire peur parce que tout simplement les cyclistes les dérangent. (…) C’est désolant parce qu’ils ont entre leurs mains une arme. S’il y a un accident, si un cycliste filme la scène, ce n’est plus un homicide involontaire, c’est volontaire et il fait de la prison. »

La jeune femme percutée dimanche est en réanimation, mais son pronostic vital n’est pas engagé. La fédération de cyclisme choquée, craint que cet accident ne balaie le travail de promotion du cyclisme féminin. Les femmes sont déjà peu nombreuses dans la discipline. On en dénombre seulement 15 en compétition, à ce jour : « La Fédération met les moyens pour développer le cyclisme féminin. Malheureusement c’est une de nos championnes qui a eu cet accident, explique Klint Vernaudon, vice-président de la Fédération Tahitienne de Cyclisme. Après ça aurait pu arriver à n’importe qui. Ça aurait pu être un touriste, un piéton, ma soeur… »

Plus de 300 cyclistes son affiliés à la Fédération tahitienne de cyclisme. Selon Klint Vernaudon, le président de la Fédération a demandé un entretien avec le ministre des Transports pour « travailler ensemble. Une des pistes de réflexion c’est peut-être le port du casque obligatoire pour tous les cyclistes. On roulera peut-être un peu plus en sécurité. »

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